Bourgogne

Une métropole au cœur d’un réseau : une chance pour la Bourgogne-Franche-Comté

Communiqué de presse

 

Alors que la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté finalise son plan de mandat et que la communauté urbaine du Grand Dijon prépare son passage en métropole à l’horizon 2018, un colloque, organisé par France Stratégie, en présence de son commissaire général Jean Pisani-Ferry, avec le soutien des deux collectivités, s’est déroulé ce jeudi, au siège du Grand Dijon, devant près de 200 acteurs politiques, institutionnels, socio-économiques et universitaires.

François Rebsamen, président du Grand Dijon et maire de Dijon, a souhaité que le dynamisme de Dijon, devenue le 1er janvier dernier l’une des 13 capitales régionales françaises, irrigue « par capillarité » l’ensemble du territoire régional. Marie-Guite Dufay, présidente de région, a insisté sur la nécessité d’une « coopération » entre l’ensemble des pôles urbains de Bourgogne-Franche-Comté ; elle a, dans ce sens, installé, juste avant ce colloque, la conférence métropolitaine fédérant les pôles urbains de la grande région. Pour sa part, Jean Pisani-Ferry souligné l'importance d'affermir les outils permettant à la future métropole du Grand Dijon d'entraîner avec elle les territoires qui l'entourent, dans une synergie à rechercher avec le Grand Besançon.

Le colloque avait pour objectif de susciter un échange sur le fait métropolitain dans la grande région et sur la nécessité d’élaborer de nouveaux modes de coopération entre la métropole, les autres pôles urbains et les territoires ruraux. Ce réseau est une nécessité dans une région caractérisée, sur les cartes présentées par le directeur régional de l’Insee Patrick Pétour, par un contraste entre un « arc métropolitain » à l’Est (Mâcon, Chalon-sur-Saône, Le Creusot-Montceau-les-Mines, Beaune, Dijon, Dole, Besançon et l’aire urbaine Belfort-Héricourt-Montbéliard) et des zones rurales en décroissance démographique à l’Ouest.

S’accordant sur le fait que la métropole est bien une chance pour le territoire, les intervenants appellent de leurs vœux la mise en œuvre d’un réseau au bénéfice de l’ensemble du territoire - un « réseau neuronal » pour François-André Allaert, président de Dijon Développement, ou un « réseau fédéral » à la manière de la communauté universitaire (Comue) pour Dominique Schauss, vice-président du Grand Besançon chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les orateurs ont pu souligner que les réseaux existants portent leurs fruits : ils génèrent du développement, de l’innovation et de la visibilité pour le territoire, à l’image du cancéropôle du Grand Est, représenté par son directeur scientifique Pierre Oudet, ou du pôle de compétitivité Vitagora, représenté par son président Pierre Guez.

Ce réseau métropolitain a vocation à stimuler le développement économique, la recherche, l’innovation et l’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire, a souligné Éric Houlley, vice-président de la région en charge de la cohésion territoriale. Cette journée consacrée au fait métropolitain en Bourgogne-Franche-Comté a permis de poser les bases d’une coopération et d’une solidarité entre les territoires de la région.

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