Bourgogne

Rencontres au domaine Patriarche durant le week-end de la vente des vins à Beaune

La vente des vins à Beaune, ça ne se passe pas qu’aux Hospices. Durant ce grand week-end, c’est toute la ville qui est en fête. Et les domaines viticoles sont de la partie avec l’organisation de dégustations exceptionnelles. Info-chalon.com est allé à la rencontre de visiteurs et de professionnels au Domaine Patriarche, où l’on peut déambuler dans les plus grandes caves de Bourgogne.

A l’occasion de ce grand week-end toujours très attendu en Bourgogne, le Domaine Patriarche a ouvert ses portes pour une dégustation particulière de dix grands vins, de 1979 à 2015, dans ses caves, véritable labyrinthe sous les rues de la ville dont les murs sont tapissés de millions de bouteilles de grands vins de Bourgogne qui vieillissent tranquillement à l’abri de la lumière et dont les plus vieilles datent de 1904.

Danielle est venue de Saint-Sernin-du-Plain, dans le Couchois, avec son fils Luc. Pour se plonger pleinement dans l’ambiance de cette 156ème vente des vins, ils ont choisi cette visite proposée dans les plus grandes caves de Bourgogne, composées de deux hectares de caves sur cinq kilomètres de galeries. « C’est une dégustation exceptionnelle. Ce qui est magique, c’est ce parcours dans les caves. Et on déguste de très bonnes choses, avec des vins très variés, assez anciens et de qualité », précisent-ils. C’était la deuxième fois qu’ils venaient à Beaune pour la vente des vins, et tous deux ont confirmé que ce ne serait pas la dernière.

Matthieu est étudiant en école de commerce à Dijon. Il fait des extras les week-ends dans le but d’acquérir une compétence dans le domaine du vin en international. A l’occasion de ce week-end, il servait les vins proposés à la dégustation et a également pu guider les visiteurs dans la « cave aux arôme ».

Roger et Annie sont nés aux Hospices de Beaune. Roger vient régulièrement à la vente des vins. « Ça fait partie des rites Bourguignons, ça permet de déguster des grands crus », dit-il avec un large sourire. Gérard, lui, est Savoyard. Il pense que, contrairement aux habitant de son département, « ici, les gens savent gouter le vin ; même les jeunes apprécient, savent déguster ». Christine, qui vient de Haute-Saône, n’a pas cette « culture du vin », ce qui ne l’a nullement empêchée de passer un bon moment.

Betty est étudiante au lycée viticole de Beaune, en BTS technico-commercial vins et spiritueux. Cette jeune femme née à Besançon a grandi dans une famille qui lui a inculqué la culture du vin puisqu’elle rendait souvent visite les week-ends à ses grands-parents, viticulteurs à Chambolle-Musigny. Son projet professionnel est de reprendre avec son cousin le domaine familial, actuellement dirigé par sa tante. C’est une action dans le cadre de son BTS qui l’a amenée à servir les visiteurs durant ce week-end dégustation.

 

Pierre et Thierry habitent Grenoble. Ce sont des amis chez qui ils logeaient pour le week-end sur le Chalonnais qui leur ont proposé de faire cette visite de cave. « On est ravi de découvrir le patrimoine Bourguignon dans ces caves sous les rues de Beaune. C’est une dégustation fantastique quant aux crus proposés et au cadre patrimonial, avec cette multitude de bouteilles : un trésor caché dans les sous-sols de Beaune. On a eu un bon accueil, par des gens compétents qui nous ont reçus avec le sourire. On n’a pas vu le temps passer. »

 

Jean-Michel a vingt-trois ans ‘‘de bouteilles’’ chez Patriarche. Celui qui a d’abord travaillé entre cuverie et cave à la vinification du vin est maintenant en charge de l’organisation de l’activité œno-touristique, de la visite à la vente, en passant par la dégustation bien sûr, au domaine Patriarche. « Durant ce week-end de vente des vins des Hospices de Beaune, des dégustations exceptionnelles sont organisées par chaque maison. On sait qu’il y a record d’affluence, c’est donc l’occasion d’ouvrir des bouteilles de dix ou quinze ans pour les faire déguster et pouvoir en parler avec les visiteurs », a expliqué celui dont on comprend de suite qu’il adore son travail. Ce qui lui plait : « les rencontres, le partage, faire découvrir des vins » à des personnes qui n’ont jamais goûté ce qu’il peut leur proposer parmi les 374 références, tous millésimes et crus confondus, du domaine. « Si vous sortez de cette visite avec un bon souvenir, alors j’aurai fait mon travail », conclut-il avec le sourire.

 

M.B.

 

 

http://www.patriarche.com/

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