Bresse Chalonnaise

Ca a été le chant des partisans d'un concours de La Gaudriole bien léché

A la revoyure la danse sous toutes ses formes ce samedi soir, indéfectible porte-drapeau de La Gaudriole, très active et remuante association de Saint-Maurice-en-Rivière, et en avant toute pour son concours annuel de chant amateur, le vingt-quatrième du nom. Dites 33 ! C’était en effet le nombre de chanteurs-chanteuses qui ont tenté de louvoyer lors de ce « Show des Cigales » entre les pièges du direct, avec notamment la tension émotionnelle à tenir à distance.

D’authentiques actes de foi

C’est à une vaste revue d’effectif constituée d’ un fort contingent d’Orléanais qu’il a été donné d’assister, transgénérationnelle, puisque le plus jeune avait 8 ans…et la doyenne dépassait les soixante-dix printemps. Répartis en quatre catégories (cigalons, juniors, auteurs, et interprètes) les candidats ne disposaient nullement du droit à l’erreur, vu qu’une seule chanson leur était octroyée. Dans la langue de Molière ou de Shakespeare, accessoirement en italien, des voix féminines sur des textes popularisés par des éléments de la gent masculine, il y eut de tout pour faire un monde multicolore, ainsi qu’audible à souhait. Durant ce très relatif inventaire à la Prévert, d’aucuns auront fait montre de réelles qualités vocales, au point d’estomaquer l’assistance, sans que parfois la valeur n’attende le nombre des années. Si les auteurs emmenaient le public dans leur univers bâti à grand renfort d’inspirations créatrices, d’autres intervenants s’escrimaient à recrédibiliser des reprises de chanteurs français, francophones ou anglo-saxons. « Comment vivre sans toi », de Caroline Costa, « Le portrait » de Calogero, « laisse-moi t’aimer », de Mike Brant, « Mon ange », de Nolwenn Leroy, « Les amants d’un jour », de la môme Piaf, « Qui a le droit », de Bruel, « Tous les cris les SOS », de Balavoine, « Let it be », des Beatles, « You know i’m no good », d’Amy Winehouse, ont notamment  eu droit de cité.

Mais c’est sans conteste le grand Brel que l’on a le plus entendu, ce religieusement. Fichtre, c’est que « Ne me quitte pas », « Les bonbons », « Quand on n’a que l’amour », et « La chanson des vieux amants » sont soudainement sortis de leur léthargie, pour le plus grand bonheur des tenants du beau et du bon. Assurément du pain béni que ces pans du patrimoine peu ou prou mondial de la chanson pour Patricia Fiquet, prévenante maîtresse de cérémonie, par ailleurs présidente de La Gaudriole, laquelle a encore rempli son contrat. Grâce à cette dernière Saint-Maurice-en-Rivière présente, une fois l’an, les caractéristiques d’une succursale du show-biz. Avec ses avantages…sans ses inconvénients, fraîcheur d’esprit  aidant !

 

                                                                                                Michel Poiriault

                                                                                               poiriault.michel@wanadoo.fr        

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