Cinéma

Retour sur la soirée « Sapienza » de La bobine à l’Axel de Chalon

Dans le cadre du mois de l’architecture contemporaine en Bourgogne, le CAUE – Conseil d’architecture d’urbanisme et d’environnement – et la Maison de l’architecture de Bourgogne participaient lundi 3 octobre dernier à la soirée organisée par La bobine au cinéma Axel avec la projection de « La Sapienza », film d’Eugène Green de 2014 autour de l’architecture baroque. Retour sur cette soirée.

La sapienza, sapience, signifie « sagesse de celui qui possède le savoir ». Dans le film d’Eugène Green, le personnage principal, un architecte de cinquante ans qui a fait une brillante carrière, souhaite écrire sur l’architecte baroque Borromini. Pour ce faire, il se rend en Italie. Ce qui permet au réalisateur de livrer de magnifiques images du lac Majeur et de faire entrer le spectateur dans l’univers baroque en même temps qu’il l’invite dans la tête d’un architecte, dont l’objectif est de concevoir un bâtiment en tenant compte des besoins des futurs utilisateurs. Le tout accompagné de quelques passages de musique baroque.

 

En préalable de la projection, Thomas Héritier, architecte conseil au CAUE de Saône-et-Loire, explique que le style baroque correspond à « une période de grandes guerres où l’architecture n’est pas neutre. Elle apporte un message. Elle s’adresse aux croyants. On use d’images excessives, de monuments, de trompe-l’œil ». Avec La Sapienza, « c’est à la fois un voyage dans l’espace, dans le temps et un voyage spirituel » dans lequel on s’engage.

 

Durant le débat qui a suivi le film, Jacqueline Tribillon, administratrice de la Maison de l’architecture de Bourgogne, parlant de l’architecture en général, a précisé qu’elle « doit amener du bonheur et de l’émotion. On n’est pas en rupture avec le passé dans l’architecture, on est là pour se nourrir de ce qui a été fait ; il doit y avoir une transmission ». Transmission illustrée dans le film avec un étudiant en architecture qui est en quelque sorte initié en la matière par l’architecte expérimenté avec qui il part en voyage. Pour Jacqueline Tribillon, l’architecture doit tenir compte de l’environnement. Et Thomas Héritier de préciser que « quand il y a une construction, il y a forcément une destruction, cependant ceci devant apparaitre comme une transformation. Celle-ci doit avoir lieu à sa juste mesure, pour ne pas faire table rase de ce qui existe mais en faire autre chose. L’idée est de construire avec la nature et pas en la détruisant ».

 

Durant le mois de l’architecture contemporaine en Bourgogne, de nombreuses manifestations sont organisées par le CAUE et la Maison de l’architecture en Bourgogne (programme : http://www.caue71.fr/le-mois-de-l-archi.html et http://moisarchitecturebourgogne.fr/le-mois/ ).

 

M.B.

 

Chantal Thevenot, Présidente de La bobine, Jacqueline Tribillon, administratrice de la Maison de l’architecture de Bourgogne, et Thomas Héritier, architecte conseil au CAUE de Saône-et-Loire.

 

 

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