Chalon sur Saône

De passage à Chalon, un Hongrois visite quatre logements... et se retrouve à Varennes-le-Grand

Un quadragénaire hongrois a été jugé jeudi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Chalon pour toute une série de vols avec effraction. Jugé sous l’identité de Tamas Szajli, mais est-ce bien son véritable prénom et son véritable nom ? Rien n’est moins sûr...

En garde à vue le prévenu a en effet donné au moins trois identités et durant l’enquête on a découvert dans sa voiture des papiers d’identité mentionnant des noms différents. Toujours est-il que c’est bien Tamas Szajli, qui a été condamné à 1an de prison, dont 6 mois avec sursis, et qui devra payer 500 € de dommages-intérêts à un policier et 119 € à un autre ainsi que 500 € au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale.


La justice reprochait à Tamas Szajli quatre vols avec effraction et une tentative de vol avec effraction commis à Chalon et à Châtenoy-le-Royal, entre le 8 octobre et le 10 octobre dernier.
Et c’est précisément à proximité du lieu de son dernier vol, dans le quartier des Aubépins, que le mis en cause a été interpellé par quatre fonctionnaires de la BAC (brigade anti-criminalité) du commissariat de police de Chalon, alertés par un témoin. Une interpellation qui ne s’est pas du tout bien passé, puisque le voleur magyar était également poursuivi pour rébellion. Celui-ci a notamment frappé un policier au visage. Le prévenu a raconté qu’il s’était débattu, parce qu’il ne pensait pas que c’était des policiers. Son conseil, Me Valérie Faure-Revillet, a pour sa part expliqué que son client savait très bien qu’il irait en prison, s’il se faisait attraper, et qu’il avait voulu ainsi écarter le fonctionnaire de police, afin de pouvoir s’enfuir. « Un comportement agressif », que n’a pas manqué de faire remarquer Me Nadine Thurel, avocate des policiers.


Le mode opératoire était toujours le même : Tamas Szajli choisissait un logement situé au rez-de-chaussée et passait par la porte-fenêtre qu’il ouvrait à l’aide d’un tournevis. Une fois à l’intérieur, il dérobait notamment des bijoux et de l’argent. Dans le coffre de sa voiture les enquêteurs ont ainsi retrouvé des colliers, des pendentifs, des bracelets ainsi que plus de 4 000 € en billets de 100 € et de 50 €. Le mis en cause est arrivé en France le 6 octobre dernier et il comptait se rendre dans la région parisienne en vue, outre de visiter Disneyland, de vendre les bijoux à un marchand d’or.
« La Hongrie est un endroit plus pauvre que la France. On fait ce qu’on peut pour survivre. Mon client reconnait qu’il vit du système D » a souligné Me Valérie Faure-Revillet. « Un commerce illégal qui est la principale activité de M. Szajli et qu’il voulait développer dans notre pays » a signalé la représentante du ministère public, avant de requérir 10 mois de prison, dont 4 mois avec sursis. Soit une incarcération de 6 mois, à laquelle Me Faure-Revillet ne s’est pas montré très favorable. « Il n’a aucun avenir chez nous. Il ne parle pas français. Cela n’a pas de sens de l’enfermer. Cela va coûter cher à la société et cela ne va rien lui apporter ». Des propos dont n’a pas tenu compte le Tribunal. Emprisonné au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand depuis mercredi Tamas Szajli y est retourné pour une durée de 6 mois.



                                                                                                   Gabriel-Henri THEULOT

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