Chalon sur Saône

L'Irlande ardente comme on l'adore, revisitée par Irish Celtic Generations

Certes il y a toujours les exquises et spectaculaires claquettes irlandaises, les différentes tenues des danseurs (dix chez les femmes, et dix également du côté des éléments masculins en l’occurrence), ces rythmes endiablés où les jeux de jambes n’ont que faire du haut du corps, mais la comparaison avec les groupes renommés encanaillés avec ce joyau de la culture artistique de l’Eire, s’arrête là. Avec Irish Celtic Generations c’est une histoire sur laquelle vont venir se greffer les composantes du show présenté au plan local par A Chalon Spectacles. Dépaysement garanti.

Après l’amoncellement des nuages noirs, le retour du soleil

Ce vendredi soir au Parc des Expositions de Chalon-sur-Saône, outre l’orchestre composé de cinq musiciens et un mur de LED de 64 m2 laissant apparaître de superbes images très parlantes, il y avait Paddy Flynn, tôlier du pub Irish Celtic, par ailleurs relateur des faits et gestes qui allaient être contés au public. Doué d’un solide bon sens, porté sur la boisson –la Guinness bien entendu !-, l’espèce de Monsieur Loyal aura introduit les tableaux avec un humour jamais faiblard, cumulant les révélations didactiques inféodées à la diaspora irlandaise en particulier, avec des ressortissants grands voyageurs devant l’Eternel. Au cours de la folle frénésie induite par des danses imprégnées de l’expression exacerbée de la joie de vivre, les aspects classiques ont pactisé avec les facettes plus contemporaines, sans que cela ne nuise du tout à la cohérence de l’ensemble, bien au contraire. Dès lors qu’elle est de qualité, la furia sur les planches ne s’appartient plus, étant une et indivisible. « Ici tout le monde est le bienvenu. On est comme une grande famille. Nous avons le sens de l’hospitalité. Il y a de la musique traditionnelle tous les soirs, des conversations, des blagues. Le pub, c’est pour nous comme une église. On est les dinosaures dans un monde moderne », décrit le brave Paddy, heureux de dire aussi qu’au bord du Connemara, la légende veut que le bon Dieu ait créé Adam et Eve. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, convivialité aidant, s’il n’y avait en face de l’établissement un vorace Hippopotamus…Tant et si bien qu’un jour le patron du pub envisagea le pire, un brin fataliste : « Si ça continue comme ça, on sera en faillite. On est dans la merde ! » Diarmiud, le fils, largue alors les amarres pour New York, où il espère, en forçant sa nature, glaner une manne financière qui ferait bien les affaires du pub. D’autant plus que le fiston apprend, une fois aux States, que la banque a saisi le pub, lequel sera mis aux enchères. L’hallali ! Le temps presse…Cette lente mais inexorable descente aux enfers aboutissant à un malheur économique et humain s’enrayera finalement. Ouf ! Le hasard a bien fait les choses. En fouinant à l’intérieur d’une cave, Diarmiud tomba sur, dissimulé par son arrière-grand-mère –survivante du naufrage du Titanic- un menu du 14 avril 1912 valant une fortune : 88.000 dollars ! L’honneur et la morale étaient saufs, le pub Irish Celtic pourra retrouver de sa superbe grâce à cette découverte miraculeuse…

                                                                                                Michel Poiriault

                                                                                                poiriault.michel@wanadoo.fr

   

 

 

 

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