Chalon sur Saône

Jean Pire et Balou, les comiques troupiers au coeur d'or

Ils écument à longueur d’année les salles bourguignonnes principalement pour que le rire, et uniquement le rire, soit obsessionnellement au bord des lèvres de celles et ceux qui n’attendent qu’une chose : être emporté par un tourbillon de paroles et de gestes abondant dans ce sens. Ce dimanche après-midi Jean Pire et Balou se sont « délocalisés » à la salle Marcel-Sembat de Chalon-sur-Saône…

Leurs succès passés ont repris goût à la vie

Les deux humoristes annonçaient la couleur d’entrée, leur spectacle du 30 octobre serait le best-of de ce qui a balisé leur carrière entamée sept ans en arrière. Coutumiers du fait, les larrons en foire ont par ailleurs toujours la foi chevillée au corps quant à une visée humanitaire, puisque les bénéfices récoltés s’en iront rejoindre dans ce cas l’association Pour le bonheur de Clara, laquelle œuvre en faveur d’une petite fille de 8 ans atteinte d’une maladie orpheline. Oui, ça a été largement prouvé, Jean Pire et Balou, outre leurs dispositions artistiques, sont des hommes de cœur, et reconnus en tant que tels. Mais revenons à nos moutons…C’est à la faveur du Téléthon 2009 que les compères ont amorcé leur parcours. Et grâce (ou à cause) d’un accident de ski au cours de cet hiver-ci, Jean Pire, avec deux mois d’arrêt eut tout loisir d’écrire leur premier spectacle. A ce jour, les quatre spectacles joués sont tous de leur cru, élevant leur fait maison à la hauteur d’une isntitution. Il y eut d’abord « Faut v’nir y voir », puis « Les r’voilà », « On r’met ça », et enfin « Rien dans la casque », le dernier en date actuellement opérationnel depuis le mois de septembre 2015, et ce jusqu’en 2017, sachant qu’en septembre de la même année un nouveau spectacle renverra le titre alors périmé à ses chères études. En cette journée dominicale les sketchs exhumés ont fait la part belle à l’uniforme, puisqu’en première partie « Le facteur », « La police », « Les pompiers » auront amusé la galerie. Comme si cela ne suffisait pas, les comiques ont lâché les chevaux en seconde partie, encore plus frappé de dinguerie ! « Le rap des grigous » (avec des sabots !), « Une nouvelle recrue à la gendarmerie », « Le confessionnal » devaient clore de la meilleure manière qui soit leur prestation. Pour Balou, cette journée revêtait une signification particulière. « Depuis tout gamin je disais que je ferai la salle Marcel-Sembat. Je suis arrivé à mon rêve au bout de quarante-six ans ! »

Un climat bon enfant

Dans les travées (près de 450 entrées payantes) on s’est bien gondolé devant les comportements outranciers des régionaux de l’étape (originaires de la région gergotine), prompts à dégainer des vannes jetées en pâture à un public en réclamant tant et tant ! Jeux de mots, calembredaines, blagues en dessous de la ceinture, fredaines et, globalement, propos franchouillards, ont tenu le haut du pavé à grands coups de franche jovialité. Complétons le tableau par l’utilisation d’instruments de musique (tambour, trompette, scie musicale), un zeste de ventriloquie...Il y avait de la densité et parfois des évidences tellement flagrantes…que les spectateurs ne pouvaient qu’applaudir des deux mains. Mission accomplie.

                                                                                         Michel Poiriault

                                                                                         poiriault-michel@wanadoo.fr

  

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