Chalon sur Saône

La téléréalité revue et corrigée le 12 mai à Chalon, suivez le guide Jean-Christophe Acquaviva

Bikini Paradise, cette pièce a deux ans d'existence derrière elle, et c'est à Lyon, au Café-Théâtre Le Complexe du Rire, qu'elle a effectué ses premiers pas. Ce vendredi 12 mai s'exportera-t-elle à Chalon-sur-Saône, où à 20h au Théâtre Piccolo bonne humeur, franche décontraction et rires à portée de mâchoires y prendront une part prépondérante (c'est complet !). Interview de Jean-Christophe Acquaviva, l'un des coauteurs, et comédien.

Comment s’est passée la collaboration avec Bertrand Ducrocq pour l’écriture de la pièce ?

« Très bien ! Ca fait déjà plusieurs années que nous écrivons ensemble, on se connaît depuis une vingtaine d’années. On a commencé par jouer ensemble, et ensuite on a écrit une première pièce qui s’appelle Fin de soirée, début d’emmerdes, qui est une comédie sur le réveillon du 31 décembre, et puis nous avons écrit quelques années plus tard Bikini Paradise, où nous est venue l’idée d’une parodie de l’émission Koh-Lanta. On s’est dit qu’il y avait matière à parodier, que c’était un bon sujet, vraiment, parce que c’est une émission très regardée, mais qui a aussi des aspects très drôles, de par les candidats, de par les types d’épreuve, etc.»

Le fait d’être coauteur est-il un plus ?

« Oui, parce que Bertrand, par ailleurs comédien, a le sens de la chronologie de l’histoire, et j’ai le sens de l’efficacité des dialogues. On se complète bien sans problème de ce côté-là. »

Se retrouver ensuite sur scène avec son pendant et faire « front commun », n’est-ce pas un retard à rattraper pour les deux autres comédiens ?

« Bien souvent on a déjà une idée du comédien qui va jouer le personnage en question . Donc on s’adapte aux différentes personnalités. Là on savait que c’était Delphine Saroli qui allait jouer, puisqu'on lui en avait parlé avant, elle était séduite par la pièce. Elle avait en outre déjà vu les pièces qu'on avait écrites. Elle était emballée par le projet, du coup elle nous a donné son accord pour écrire. Pour le personnage féminin c’était réglé. Grégory Gardon c’est pareil, on se connaît bien, on évolue depuis très longtemps ensemble,  et on a joué par exemple Un grand cri d’amour. »

Pour venir voir la pièce, faut-il être fan de téléréalité en général, et de l’émission Koh-Lanta en particulier, ou carrément opposant ?

« Non, pas forcément, car c’est une vraie histoire en fait. Evidemment le jeu est un début, il est l’exposition de la pièce, mais il arrive beaucoup de déconvenues aux protagonistes ! Le jeu Koh-Lanta s’éloigne petit à petit de l’histoire, pour arriver dans une vraie intrigue, puisque le jeu s’arrête malencontreusement. Les pauvres candidats sont abandonnés sur cette île déserte, et de là viennent tous leurs ennuis.»

Comment la comédie a-t-elle été ressentie, côté spectateurs, jusqu’à présent ?

« Le mot qui revient le plus souvent, c’est originalité. C’est vraiment l’aspect très original de la pièce, comme c'est une parodie. Les parodies, ce ne sont pas des choses très courantes au théâtre, ça arrive bien sûr parfois dans quelques pièces, mais par bribes. Ici c’est l’ensemble de la pièce qui est une parodie, malgré qu'il y ait une histoire ensuite. Et puis bien sûr les gens rient beaucoup, ils aiment venir au spectacle pour rire et passer un bon moment. Je crois que le but est atteint. »

Finalement, y a-t-il un ou des vainqueurs ?

(Rires). « J’ai peur de vous dévoiler l’histoire, ça m’embête ! Les vrais vainqueurs en fait sont les quatre personnages. Au départ ils n’ont rien à faire ensemble, comme souvent ça arrive, on met toujours des personnages antagonistes dans des jeux de réalité, de manière à ce qu’il y ait des clash, du buzz, ce genre de chose. Ces quatre personnages empêtrés dans leurs ennuis, au contraire se rapprochent les uns des autres, et découvrent des failles de leur personnalité que ne l’on ne voit pas forcément au premier abord quand on les rencontre. Et donc ils se lient ensemble pour combattre les difficultés qu’ils ont quand ils sont naufragés sur une île déserte, avec tous les problèmes que connaissent les naufragés, c’est-à-dire comment se nourrir, comment vivre tout simplement. Et plein d’autres choses… »

Auriez-vous aimé vivre le vrai Koh-Lanta ?

« Ah non, pas du tout ! J’aime trop mon confort quotidien, ne serait-ce qu’une bonne douche chaque matin, ce ne serait pas possible ! »

Une suite est-elle envisageable ?

« J’avoue que la téléréalité m’inspire énormément, tous les types d’émission. Par exemple Un dîner presque parfait, des choses comme ça, c’est un peu passé de mode maintenant, il y en a encore sur certaines chaînes de la TNT, mais ça m’attire énormément. Ca permet toujours à des gens qui n’auraient rien à faire ensemble, qui n’ont aucun point commun, de se rencontrer finalement, et c’est bien souvent de là que part une situation comique ou une pièce. C’est tellement inspirant que l’on peut toujours trouver des suites à la téléréalité, ça c’est sûr ! »

Propos recueillis par Michel Poiriault

poiriault.michel@wanadoo.fr 

 

 

 

 

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