Chalon sur Saône

L’EVB a offert un très grand concert en la cathédrale

A l’affiche de ce concert donné en la cathédrale St Vincent par l’Ensemble Vocal de Bourgogne, une Messe en sol majeur de Franz Schubert et le Requiem de W.A. Mozart, un grand moment musical.

Ouvrir ce concert de l’Ensemble Vocal de Bourgogne par « la Messe en sol majeur » de Franz Schubert est de toute évidence une excellente mise en voix pour ensuite savourer le « Requiem » de Mozart.

Cette petite Messe est une véritable note de fraicheur, voir un instant de recueillement tant sa beauté légère vous entraine. Il est vrai que cette pièce a été écrite par un F. Schubert au sortir de l’adolescence puisqu’il avait 18 ans. Du Kyrie à l ‘Agnus Dei, tout est acte de Foi et le choeur a donné cette puissance nécessaire pour bien comprendre le sens de la démarche musicale, soutenue par l’ensemble instrumental et ponctué par les voix de Magali Perol-Dumora, soprano; Sébastien Beaulaigue, Ténor; Jean-Baptiste Dumora, Baryton et Delphine Terrier, Alto que l’on entendra dans le Requiem, tout un ensemble dirigé de mains de maître par Manuel Simonnet.

Une Messe qu’il était bon de connaitre, surtout de faire connaitre au public et qui fut un excellent appui pour enchainer ensuite sur ce Requiem si connu de W.A. Mozart. Un Requiem écrit au terme de sa vie à 36 ans, même si l’écriture finale est attribué à l’un de ses élèves, Süssmayer, lequel a scrupuleusement respecté les instructions de Mozart pour en écrire l’orchestration.
La version entendu en la cathédrale Saint-Vincent est celle d’un musicologue américain, Robert Levin, compositeur qui a décidé de terminer un certain nombre d’oeuvres inachevées de Mozart.

Toute la saveur de Mozart est dans cette oeuvre, dans son Art de la musique sacrée, inspiratrice de tant et tant de musiciens, solistes et choristes. La encore cette musique vous entraine dans la réflexion et pour qui le veut dans la prière, quel que soit l’état d’âme de chacun. Le public ne s’est pas trompé en ovationnant à l’issue du concert le choeur, les instrumentistes et les solistes. Faire valoir son ressenti face à une telle beauté musicale serait vain tant l’interprétation fut sublime, il a suffi de regarder Manuel Simonnet dans son art de diriger, pour comprendre toute la joie de cette réussite. A noter que bon nombre de répétitions du choeur ont été également assuré par Jean-Charles Dunand.
Comme quoi des grandes oeuvres attirent toujours l’attention ou encore et surtout le public, d’autant que ce lieu qu’est la cathédrale St Vincent s’y prête vraiment. Un grand moment musical.

JC Reynaud

Prochains concerst de l’EVB :
25 mai 2017 en l’église de la Madeleine à Paris pour ce même programme
Octobre 2017, à Bensheim, avec le Kammerchor Sankt Georg, deux messes de Vierne et Widor. Programme qui sera repris au festival Orgue en jeu à Lyon
L’Ensemble Vocal de Bourgogne prépare pour le printemps 2018, la « Misa Tango » de Martin Palmeri, une messe sur des airs de tango.

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