Chalon sur Saône

Nicolas Pelletier, le p'tit jeune de la bande d'On a toujours vingt ans, ce vendredi 19 mai à Chalon

Sa passion sans bornes pour la chanson made in France est inversement proportionnelle a son âge. Le régional Nicolas Pelletier ne cumule certes pas les ans, et pourtant il pousse l’anachronisme jusqu’à épouser l’essence des titres de la variété française qui ont fait florès alors qu’il était très loin de naître. Ce vendredi 19 mai à 14h30 et 20h15 au Parc des expositions de Chalon-sur-Saône, il fera comme s’il a été de cette glorieuse époque. Interview pour info-chalon.com

Vous êtes très jeune, mais à quel âge êtes-vous donc tombé dans le chaudron de la chanson ?

«C’est une longue histoire ! Je faisais partie d’une Harmonie municipale à Manziat (dans l’Ain, à côté de Mâcon N.D.L.R.), ma commune d’origine, et tous les ans il y avait un concert au mois de mars, comprenant une première partie musicale avec l’orchestre, et en seconde partie on faisait différentes danses, des chants…Et un jour, on m’a dit : « Pourquoi ne chanterais-tu pas ? ». On faisait une parodie de Claude François à l’époque, je me suis alors prêté au jeu, et j’ai poussé la chansonnette, c’était Belinda je crois. Ca a plutôt bien marché, les gens étaient assez contents de ce qu’on avait fait, en plus j’avais des danseuses à l’époque, on ne se prenait pas du tout au sérieux. De fil en aiguille un petit spectacle avec les danseuses a été monté. J'ai vite compris qu'il fallait qu'on élargisse aux années 60, 70, 80, pour ne pas rester trop dans la rengaine, ni dans les chansons de Claude François. J’ai fait cinq ans à peu près avec elles, donc on faisait pas mal de spectacles dans le coin, c’était très régional. Je suis allé jusqu’à Beaujeu dans le Beaujolais, à Sagy, à Torpes…On a dû faire une trentaine de dates en cinq ans, ça restait très amateur. Du jour au lendemain avec les quatre filles, du fait des études, ça a été un peu plus compliqué. Alors on s'est dit qu'on allait arrêter. On a fait un spectacle pour clôturer notre petite aventure, et puis après je me suis dit que je me lancerai tout seul pour chanter. »

Quels sont les moments notables de votre courte carrière ?

«Ce qui ressort le plus, c’est qu’on a fait pas mal de choses. On a notamment fait un concert en première partie de Patrick Juvet à Nantua. C’était important pour nous, car c’était la première fois qu’on se produisait devant pas mal de monde, et avec un véritable artiste. On a fait le Parc des Expos de Mâcon dans le cadre des Lycéens du cœur, on l’a fait pendant trois ans je crois, c'était lorsque nous étions au lycée. C’était aussi une occasion pour se produire devant un paquet de monde et un bon moment, 2500 personnes, si je me souviens bien. Il y a aussi le concert de clôture à Manziat, où on a réuni mille personnes en deux jours à la salle des fêtes. Au début, c’était vraiment pour s’amuser. »

Qu’est-ce qui vous attire dans le fait de chanter ?

« C’est la façon de pouvoir donner à des spectateurs un moment de détente, du plaisir, où on oublie tout le quotidien et ce qui va avec. Je pense qu’il y a une vraie communion entre le public et le chanteur ou l’artiste. Et c’est toujours très agréable et intéressant de pouvoir faire reprendre des chansons au public. J’aime bien, c’est super sympa. »

Comment en êtes-vous arrivé à vous retrouver dans On a toujours vingt ans ?

«Je suis un fidèle des Tournées Age tendre et Tête de bois, dans la mesure où Françoise Malet et Michel Algay (les producteurs N.D.L.R.) je les connais depuis 2006, date à laquelle la tournée a démarré. J’étais là, lors de cette première saison en tant que spectateur bien sûr, mais j’ai toujours été très, très attaché aux chansons des années 60, 70, 80, et je crois que j’ai été l’un des spectateurs les plus assidus des tournées Age tendre, j’ai fait toutes les saisons. Ce sont des chansons qui m’ont beaucoup influencé, et du coup, quand Françoise et Michel m’ont demandé d'être avec eux, dans le sens où ils cherchaient des artistes en devenir, j’ai dit oui tout de suite, bien sûr. On a pris contact pour Chalon. Je suis très, très heureux de faire ce spectacle. C’est la première fois, il faut dire ce qui est, que je chanterai avec des musiciens. On a fait des répétitions le vendredi 5 mai à Sens, j’ai passé un moment absolument extraordinaire. On a vraiment une sensation complète de live. »

N’est-ce pas intimidant de fréquenter bientôt des chanteurs très confirmés durablement ?

« Ouh là là, si, si ! Ca va être très impressionnant et stressant. Je pense que ça va être très intimidant d’être présenté par Julien Lepers, ce n’est pas rien, et de se retrouver avec de grands noms de la chansons française, comme Didier Barbelivien, Jean-Luc Lahaye, Linda de Suza, Jean-Jacques Debout, etc. Mais bon, ils me font confiance, je l'ai bien senti dans leur attitude, donc il n’y a pas de raison pour que ça ne se passe pas bien. »

Estimez-vous avoir une belle chance à saisir pour donner un coup d’accélérateur à votre carrière ?

« Oui, parce qu’on va se produire quand même devant beaucoup de spectateurs, donc ça n’arrive pas tous les jours, ça c’est certain. Après, on ne sait jamais, mais on a toujours une carte à jouer, je sais qu'il y aura quelques professionnels qui seront là. Ce sont toujours des occasions pour se montrer, de faire voir ce que l'on sait faire dans ce genre de condition, et avec des musiciens c’est là où on s’exprime le mieux. Pour moi, c’est une vraie chance. 

A quel chanteur apprécieriez-vous de ressembler ?

« Cloclo », Claude François. Régulièrement il revient un petit peu dans le vent, avec Matt Pokora notamment avec son album qui fracasse tout. Je pense que c’est un artiste qui était très en avance sur son temps, et il avait une grande maîtrise, aussi bien sur les chansons qu’il choisissait, et sur plein de choses. C’est un artiste auquel je m’identifie un petit peu effectivement. »

Quelle est votre ambition pour l’après-tournée ?

« Les carrières sont assez éphémères, on le voit avec les télé-crochets. J'ai plus tendance « à vivre au jour le jour », je prends ce qu’on me donne, les opportunités qui se présentent à moi. Ce que je souhaiterais un jour, si je devais boucler ma petite carrière, ce serait d’avoir une chanson à moi, de dire que c’est moi qui l’ai faite. Je n’ai pas de prétention de carrière à tout prix, si on me propose un album ou quoi que ce soit, pourquoi pas, mais ce n’est pas moi qui vais forcer le destin, et vouloir tout chambouler. « 

Dans quel genre vous épanouissez-vous le mieux ?

« Je suis très variété française, d’ailleurs pour le spectacle je chanterai une chanson de Claude François, et une autre de Joe Dassin.»

 

 

Les renseignements pratiques

Nicolas Pelletier se produira le vendredi 19 mai à 14h30 et 20h15 au Parc des Expositions de Chalon-sur-Saône, en compagnie de Michel Orso, Michel Monaco, Alain Turban, Pierre Douglas, Lisa Angell, Linda de Suza, Jean-Luc Lahaye, Esther Galil, Didier Barbelivien, Jean-Jacques Debout, ainsi que des accordéonistes Gilou, Damien Poyard, Benoît Chabod, Benjamin Durafour, Elsa Gourdy, Sébastien Farge, Aurélien Noël, Karène Neuville, et Catherine Prud’homme. Location pour On a toujours vingt ans, présenté par les spectacles de la Lionne et dont l’animateur sera Julien Lepers : Office de tourisme et des congrès du Grand Chalon (03.85.48.37.97), A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89), Fnac (www.fnac.com), Carrefour, Géant Casino, Magasins U, Intermarché, Auchan, Leclerc, Cultura, Renseignements au 03.85.46.65.89 Prix des places (places numérotées) : plein tarif 1ère série 56,00 euros ; tarif réduit 1ère série 52,00 euros. Plein tarif 2ème série 47,00 euros ; tarif réduit 2ème série 42,00 euros. Tarif spécial d’autre part en faveur des groupes.www.ticketnet.fr

Propos recueillis par Michel Poiriault

poiriault.michel@wanadoo.fr 

 

 

 

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