Chalon sur Saône

Rassemblement contre les migrants à Chalon sur Saône - "Les nôtres avant les autres" plaide l'extrême droite

Le Parti de France présent en Saône-et-Loire a eu du mal à rassembler, en dépit des militants qui se sont déplacés, ainsi que l’invité tant attendu, Alexandre Gabriac, figure de l'extrême droite lyonnaise bien connue.

. Alors bien sûr, c’est la faute au changement de lieu : un comité inter-associatif était allé en Préfecture demander l’interdiction de la manifestation, qui, maintenue, a été déplacée pour limiter les risques de troubles à l’ordre public.

De surcroît, les militants qui arrivaient avec une sono et des drapeaux auraient fait l’objet d’un contrôle routier (en langage du Parti de France : « ils ont été arrêtés par la police politique »), on ne les jamais vus arriver, et Benjamin Lematte, délégué départemental, a dû s’adapter.

Au bout d’une heure d’attente languissante sur la place Thévenin en plein cagnard, c’est une poignée de punks qui a mis un peu d’ambiance, mais la police s’est interposée à pas feutrés. Pas d’altercation, juste deux mondes côte à côte, sans rien qui communique à part des invectives.

C’est finalement devant ce public clairsemé qu’Alexandre Gabriac et Benjamin Lematte ont pris la parole, pour rappeler leurs fondamentaux.

La faute au système, dit Gabriac, qui « dissémine les migrants dans nos campagnes pour que tout soit infesté », il demande qu’on lui porte « un coup fatal ». L’histoire du malheureux F1 transformé en centre d’accueil et d’hébergement pour des demandeurs d’asile, est « une situation révoltante », « le personnel de l’hôtel est mis au chômage », cette situation existe « contre l’avis du maire de Chalon ». « Gardez la foi » lance le militant catholique et nationaliste. A sa suite Benjamin Lematte se fait vibrant, pour prouver que « l’intérêt des autres passe avant l’intérêt des nôtres ». Il évoque une prochaine « livraison massive » (arrivée de personnes qui demandent l’asile ici, ndr), pour offrir à ces gens « des vacances de luxe » avec des téléphones portables et « des vêtements de grandes marques, pas soldés ». Il en vient à « ceux qui se disent humanistes, eux, les responsables de cette vague migratoire, ceux qui veulent nous faire croire que ce sont des pauvres hommes, malheureux ». Benjamin Lematte reprend un argument qu’il a déjà entendu : « Vous seriez bien contents, si votre pays était en guerre, qu’on vous accueille ». « Phrase répugnante », martèle le jeune homme. Il répond : « Sachez bien, sales gauchistes, que jamais nous n’abandonnerons notre patrie, que nous combattrons jusqu’à la dernière goutte du sang qui coule dans nos veines, que jamais nous ne serons lâches, tremblants, et déserteurs. », puis, « Nous sommes devenus comme des étrangers aux yeux du gouvernement ».

Un dernier cri : « Parce que nous sommes amoureux de notre nation, nous exigeons leur expulsion ! ». Fin du rassemblement, déjà dispersé en fait vu le petit nombre de participants.

 

FSA

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