Chalon sur Saône

Jeanfi Janssens a donné de la hauteur à l'humour espiègle

Ex-steward reconverti en humoriste désormais patenté, Jeanfi janssens a samedi soir en la salle Marcel-Sembat de Chalon-sur-Saône fait grand cas de sa situation personnelle, la jetant en pâture à celles et ceux qui étaient séduits par sa vision du monde, avant même que l’artiste n’ait proféré le moindre son. Si « Jeanfi décolle » dans son spectacle...c'est que Jeanfi déconne à plein tube !

 

Des attitudes toutes de désopilance

Et il en avait, des choses à dire, ne s’épargnant nullement le cas échéant ! Quand il raconte que sur les quatre enfants engendrés par sa maman, deux sont homosexuels, des « Marie Toutoule » : sa soeur et lui. « En fait il y a eu inversion », a-t-il claironné. Conduit par son accent ch’ti, un fort débit de parole, des mimiques parlantes, une gestuelle à l'avenant et une belle débauche d’énergie, Jeanfi amène le rire sur un plateau, l’autodérision dont il fait preuve régulièrement n’y étant pas étrangère.

« Mon petit copain s’appelait Mustapha, ça aussi ça les a contrariés », a-t-il renchéri, ajoutant cependant « qu’avec beaucoup d’amour et un peu d’alcool, tout passe toujours ! ». «Je suis steward, enfin hôtesse de l'air à couilles. Tout le monde voyage maintenant, même les « sans-dents », devait-il aussi glisser. Il s'en passe des vertes et des pas mûres là-haut, bien au-dessus du plancher des vaches. Et d'épingler quelques-uns des comportements bizarroïdes des voyageurs et des hôtesses («Ce sont des femmes comme vous et moi »), des microcosmes significatifs. Lorsqu'il s'agit d'emmener sa très corpulente mère à Buenos Aires, c'est aux antipodes de la sinécure ! Un vrai morceau d'anthologie dans son propre panthéon. Les escales forment par ailleurs le corollaire des voies aériennes, avec des anecdotes pas piquées des vers. Comme l'histoire inénarrable dans une boîte échangiste de Bangkok, magnifiée par des sous-entendus lourds de conséquences...Ses mésaventures afférentes à la chirurgie esthétique auront également livré leur lot de sensations fortes, et peut-être mis en garde....Pour sûr, à aucun moment on ne s'est ennuyé en suivant scrupuleusement le déroulé des événements dans les travées, les rires sonores étant le meilleur indicateur de la relation symbiotique instaurée sans coup férir, le ban bourguignon scellant l'affaire en prélude à la séparation. Un moment durant lequel le protagoniste ne manquait pas de rendre hommage à l'homme qui a cru en lui : Laurent Ruquier.

Michel Poiriault

poiriault.michel@wanadoo.fr

 

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