Chalon sur Saône

Les policiers du syndicat Unité SGP Police alertent sur les conséquences de l’éventuelle mise en place de la « P.S.Q » (Police de Sécurité du Quotidien) à Chalon-sur-Saône

« Donnez-nous plutôt les moyens de travailler ! », crie haut et fort Stéphane Gates délégué SGP Unité.

Si l’ensemble des policiers des brigades de roulement sont satisfaits de la mise en place du service « Vendredi fort », ils sont très inquiets de la mise en place éventuelle du service « PSQ » décidé par le gouvernement.

Bien sûr et comme à son habitude, les hautes instances départementales, se sont bien gardées de concerter les policiers de terrain qui travaillent dans des conditions très difficiles, surtout que les promesses de la Directrice Départementale sur les renforts d’effectifs n’ont pas été respectées, selon les dires du syndicat.

Actuellement, les policiers sont en sous effectif, ils gèrent l’urgence et des charges quotidiennes dont ils se passeraient bien : sécurité du tribunal, gardes de détenus à l’hôpital, gardes statiques… vous l’aurez compris très difficile dans ce cas d’assurer la sécurité de nos concitoyens.

Le malaise des policiers est persistant aussi au niveau interne : humainement bien sûr, tant la baisse des effectifs de ces dernières années a été constatée et dénoncée (BAC, Brigade de nuit…) – Matériellement également avec un parc automobile délabré, Professionnellement avec l’absence de formation sur les nouveaux armements dont ils ont été dotés récemment… mais aussi pénalement avec la demande de simplification de la procédure pénale et surtout des réponses pénales fortes avec des peines dissuasives et exécutées y compris pour les mineurs…

Laurent Chauvenet, Délégué du Syndicat Unité SGP Police précisait à info-chalon.com : « Il faut que les policiers soient respectés et protégés ! Nous savons que la population attend une « Police de Sécurité quotidienne », mais comment leur donner satisfaction dans la situation actuelle ? Nous sommes toujours dispersés dans des missions secondaires ou à gérer l’urgence et de surcroit en sous effectif ! Encore une fois, il est impossible de mettre un tel service en place (PSQ) au jour d’aujourd’hui, et même demain, si des solutions ne nous sont pas apportées et encore moins sans être concertés! ».

Stéphane Gates Délégué Unité ajoutait : « Parlons aussi du malaise des fonctionnaires de police de la B.S.U (Brigade de Sûreté Urbaine) aux abois et croulant sous les dossiers pour gérer en priorité l’urgence. Nous avons constaté depuis le début de l’année une augmentation constante des dossiers de l’ordre de 40%  ce qui veut dire qu’actuellement chaque fonctionnaire gère environ 200 dossiers pour une attente de six mois de délais pour que certains dossiers soient traités. Nous gérons environ 50% des gardes à vue du Département avec autant de pourcentage en personnes écrouées sur le département. Où sont les renforts promis par la Directrice départementale ? On ne veut pas polémiquer, nous, on veut juste que l’on nous donne les moyens de travailler ! ».       

      

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