Chalon sur Saône

Irish Celtic Generations, le retour dimanche 19 novembre à Chalon, avec son intrigue et son ode à la magnificence irlandaise

Irish Celtic Generations a envoûté le Parc des Expos de Chalon-sur-Saône le 28 octobre 2016. Un an après il se manifeste à nouveau dans la cité de Niépce, mais cette fois la magie d’une Irlande bien sous tous rapports opérera dans la salle Marcel-Sembat le dimanche 19 novembre, à 14h, puis à 17h. Interview pour info-chalon du producteur, Nicolas Ferru.

Quelle évolution entre octobre 2016 et novembre 2017 ?

« C’est à peu près le même spectacle, pas tout à fait, car il y a des modifications. On ne joue jamais le même spectacle, car si vous avez remarqué ou vu, il est monté différemment des autres, c’est-à-dire qu’il y a un narrateur, qui est le patron du pub, Paddy Flynn, et qui joue beaucoup. On a un fil conducteur, mais après il y a beaucoup d’actualités : ses blagues, le texte qu’il a, mais les danses  restent à peu près les mêmes, la trame de l’histoire aussi. On va se rapprocher d’un spectacle que les gens ont sensiblement vu il y a un an à Chalon-sur-Saône. Les éléments d’Irish Celtic Generations, c’est en quelque sorte l’ADN du spectacle. On raconte des histoires qui, justement, nous permettent d’avoir un rythme, et non pas une lassitude pour ceux qui ne veulent pas voir uniquement un spectacle avec des claquettes, de la musique. Donc, cette histoire de Paddy Flynn dans son pub qui va connaître la misère et des problèmes financiers, il va devoir trouver une solution et envoyer son fils dans la famille à New York pour essayer de gagner de l’argent pour payer les cautions aux huissiers qui veulent saisir le pub. Ca c’est la trame du nouveau spectacle qui est passé l’an dernier, et ça nous permet justement de visiter, culturellement parlant, l’Irlande évidemment, mais aussi les Etats-Unis et New York, qui sont historiquement parlant, un endroit où le peuple irlandais a beaucoup migré. »

 

Que pouvez-vous dire de plus à celles et ceux qui ont apprécié l’an dernier le spectacle, ainsi qu’à ceux qui n’y étaient pas ?

«Les danses ont un peu changé, ou en tout cas il y a un turn-over, donc  forcément on ne peut pas faire une copie, je dirais un copier-coller, parce que tout est en live. On ne peut pas voir la même chose. Mais pour ceux qui ne sont pas venus, c’est simplement les inviter à un spectacle où a priori il y a peut-être des réticences sur le fait d’aller voir un spectacle irlandais qui, à la base intéresse probablement les amoureux de la musique celtique, de l’Irlande. Grâce à ce spectacle on ouvre largement à un public de non-initiés qui veut passer un moment agréable pendant deux heures, de divertissement, où on raconte une histoire, et ça donne un aspect supplémentaire, quand on voit la performance de ces danseurs qui font des claquettes, et les musiciens qui jouent  la musique en live. Ca, c’est ce qu’on voulait depuis le départ, et c’est ce qui nous différencie de tous ces groupes que l’on a vus depuis quinze-vingt ans, puisque la celtitude a démarré il y a pratiquement deux décennies aujourd’hui, avec Riverdance, Lord of the Dance et bien d’autres. Nous, on a cette particularité, cet ADN-là, et ça lui donne peut-être un capital sympathie qui est encore supérieur, parce qu’il y a ce Paddy Flynn, le tenancier de ce pub, qui est à moitié toujours bourré, et que son fils n’est pas forcément capable de gérer le pub qui lui sera promis, une fois que Paddy Flynn a décidé de passer la main. Il y a de l’humour, de la tendresse, et à partir du moment où il y a une interactivité, ou en tout cas une communication entre le public et la scène, ça donne tout de suite un peu plus de vie à un spectacle qui peut être complètement calculé, mesuré, et où il n’y a pas un seul moment d’improvisation. Il y a une trame évidemment, mais à tout moment il peut y avoir une blague qui va être faite sur la ville, le monde politique de la ville…et c’est ce qui fait son charme. »

 

Comment Irish Celtic Generations a-t-il été accueilli ces derniers mois ?

« Les gens ont envie de voir, on a réussi depuis sept ans maintenant à créer une marque, un univers qui est celui du pub irlandais. On n’a rien inventé, puisque les gens qui connaissent un peu l’Irlande savent que c’est totalement culturel, que c’est le lieu où l’on peut rencontrer des gens que l’on n’aurait pas la possibilité de rencontrer si le pub ne rassemblait pas ces différents milieux sociaux. C’est un peu différent de chez nous. Chez nous, quand vous allez dans un bar, il n’y a pas ce mélange culturel ou social. Le pub, c’est une tradition, quand on sort du boulot, on peut être ouvrier, cadre supérieur ou je ne sais quoi, et on peut l’espace d’un moment boire un verre de Guinness, ou un whisky, se raconter la vie, et lier une amitié. Donc c’est ça l’histoire d’Irish Celtic. Alors pour ceux qui ne connaissent pas l’Irlande, ils vont faire connaissance avec ce pub, avec aussi l’humour. Ce pub irlandais, et les pubs irlandais, ce sont vraiment des endroits où on y passe du temps, mais pas simplement.  Nous la connotation ici en France quand on passe son temps dans les bars, c’est un peu une connotation d’alcoolisme, de gens qui n’ont rien à faire ou qui sont au chômage. Quand on va dans un pub irlandais, c’est un endroit où on peut fêter différentes choses : des moments de joie, de tristesse, de stress, et au fin fond de l’Irlande il y a toujours ce fameux pub. Donc on s’en est servi, parce que c’était le lieu qui rassemblait, nous permettait de raconter des histoires, des légendes, et d’avoir cette interaction avec le public. Ce n’est pas une pièce de théâtre, car il n’y a qu’un narrateur, donc pas de dialogue, ça lui donne quelque chose de plus réel, de plus sensible, de plus proche du public, et je pense que depuis quelques années celui-ci a besoin d’avoir cette chaleur, et de ne pas voir simplement une performance. En règle générale, et ce que les gens aiment aussi quand on va voir un groupe irlandais il y a quand même toujours la performance qui est alliée, la synchro est parfaite, les mouvements de pied, les claquettes…la France aime la celtitude et les similitudes avec la Bretagne sur beaucoup de plans musicaux et la danse, mais c’est ce petit plus que nous donne Irish Celtic, et les gens ne s’y trompent pas. Non pas que l’on ne reconnaisse pas l’immense talent des danseurs de Riverdance qui, pour la plupart viennent chez nous quand ils n’ont plus de tournée Riverdance, car le danseur irlandais est quelqu’un qui essaie au plus de ne pas rester sur ses terres pour aller travailler. La danse, en tout cas la culture, est un moyen de sortir du pays où il est difficile de vivre parce que les problèmes financiers sont assez compliqués, donc ces danseurs qui ont du talent, un jour dansent pour Riverdance, et peuvent danser quelques mois plus tard pour nous. Alors on s’en réjouit, car forcément quand on est bon danseur, on préfère avoir et caster les meilleurs qui puissent exister que d’avoir les moins bons. »

Les renseignements pratiques

Tarifs : de 39,00 à 44,00 euros.  Plus d’infos auprès d’A Chalon Spectacles : 03.85.46.65.89, spectacles@achalon.com Point de location : Office de tourisme et des congrès du grand Chalon (jusqu’au jeudi 16 novembre inclus) : 03.85.48.37.97 Réseaux TicketNet et France Billet.

 

Crédit photo : Philippe Frétault

                                                                                        Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                        poiriault.michel@wanadoo.fr    

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