Chalon sur Saône

Irish Celtic "Generations", ou quand l'exultation irlandaise irradie jusqu'à Chalon...

L‘île du trèfle, de la Saint-Patrick, des lacs du Connemara, du paradis du saumon et de bien d’autres choses encore, a posé ses valises l’espace de deux représentations à la salle Marcel-Sembat de Chalon-sur-Saône en cette journée dominicale. Plus exactement à l’intérieur du pub Irish Celtic, là où les esprits magiques changent la donne en toute sérénité à qui mieux mieux…éclaireurs d’une fureur de vivre qui gagne immanquablement les cœurs.

Une féerie haute en couleur

Irish Celtic « Generations », telle est la désignation d’un spectacle qui ne fait pas dans la demi-mesure : un coup de projecteur sur les cultures celtique et gaélique, une vingtaine de tableaux, trente artistes sur scène dont dix danseurs et dix danseuses propagandistes des fameuses claquettes, cinq musiciens, des airs gais, vifs et entraînants, un chanteur et une chanteuse, des vidéos sur un mur de led, des jeux de lumière, un public complice et réactif surtout dans la seconde partie… et un  narrateur non dénué d’humour qui n’aura de cesse d’user du superlatif en dressant l’éloge panégyrique d’un établissement croulant sous la chaleur humaine, et où la Guinness et le whisky ont largement leur mot à dire…

« Le pub c’est le cœur de notre communauté. Il y a de la convivialité, de l’hospitalité. Il existe depuis des générations, il est extraordinaire », a commenté le causeur, par ailleurs taulier d’Irish Celtic. Un certain Paddy Flynn. Mais la vie se charge parfois de jouer les trouble-fête en anesthésiant les bons côtés, histoire de s’insinuer dans le mal. Patatras ! Une chaîne de restauration a des vues sur le pub qui est solidement arrimé aux légendes, aux histoires à dormir debout, aux traditions. Tant et si bien que le débit de boissons en question devient la victime d’une saignée, perdant de plus en plus de clients, allant tout droit à la faillite, les musiciens l’ayant en outre déserté. Un climat de désolation prend un malin plaisir à défaire l’existant, la banque doit procéder à sa saisie…Diarmiud le fils frivole et flemmard de Paddy, est envoyé dans le pub le plus célèbre de  New York, dans cette ville regorgeant d’Irlandais, pour y apprendre la gestion de la part du cousin de l’envoyeur. Dans cette période de marasme et de déconfiture, une nouvelle aussi bénéfique qu’inattendue allait sceller un destin au creux de la vague. En fouillant la cave du cousin, Diarmiud trouva un menu du 14 avril 1912 en vigueur sur le Titanic, tirant son origine de son arrière-grand-mère, miraculée de la submersion du navire. Un don du ciel évalué à 88.000 dollars ! Alors, à l’image du saumon, le découvreur regagna ses pénates fier comme Artaban. Irihs Celtic voyait couler dans ses veines le carburant qui assurait sa survie. Les réjouissances pouvaient reprendre de plus belle !

                                                                                               Michel Poiriault

                                                                                              poiriault.michel@wanadoo.fr

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