Chalon sur Saône

La "voyage attitude" de Pascal Girardot

Pascal Girardot, figure tutélaire du Groupe éponyme, lequel a eu le nez dans le guidon tout au long de son 34ème Salon des Voyages au Parc des Expos de Chalon-sur-Saône en ce dernier week-end, a stoppé net son intense activité pour consacrer quelques instants d’évasions salutaires à info-chalon.com Il est de ces personnes qui vous transportent d’aise dans un univers peuplé de contrées où l’herbe est plus verte. Notre interlocuteur appartient à cette catégorie.

Larguer les amarres, une expérience bourrée de bienfaits potentiels

« Matériau » ô combien noble quand il est abordé par le bon bout, le voyage permet qu’intériorisation et extériorisation soient à l’unisson. Comme indiqué lors de son discours inaugural, le dirigeant a, en reprenant la formulation du philosophe grec Héraclite d’Ephèse, donné la direction du vent : «Rien n’est permanent, sauf le changement». Cogitez…Si d’après ses dires, «le voyage permet de rester jeune », il persiste et signe en affirmant que les personnes d’un âge certain ont une âme d’enfant lorsqu’elles désirent découvrir le Monde au gré de leur humeur. Un élixir de jouvence sans effets secondaires néfastes, si ce n’est l’addiction le cas échéant, ou la signature apposée sur la feuille d’émargement relative aux regrets éternels du fait de n’y avoir pensé plus tôt ! Alors, sortir de son pré carré, une aubaine apte à vous transfigurer ?

«Le voyage, c’est ouvrir une fenêtre sur l’autre. C’est l’humain qui est important dans un voyage, avec les différences de culture, de pensée». A des années-lumière d’une consommation, voire surconsommation, écervelée. Après avoir sillonné la planète, le vendeur de rêves qui ne demandent qu’à prendre vie a sélectionné quelques coups de cœur. L’île Maurice en fait partie, tout comme l’Inde pour son côté humain, et la Californie en raison de ses paysages, de sa nature à la beauté insolente. L’exode de plus ou moins courte durée n’est pas à prendre à la légère. «Le voyage n’est pas un article que l’on achète dans un rayon. C’est quelque chose qu’on savoure».

D’où un conseil à l’endroit de celles et ceux qui se sentent engoncés dans une espèce d’embastillement.  A leur corps défendant ou non. « Qu’ils partent avec quelqu’un qui leur donne envie de sortir de leur léthargie. En Occident on est enfermé dans un carcan », a-t-il glissé dans la conversation, avant de stigmatiser quelque peu le comportement du citoyen lambda : »Le Français se permet de juger avant d’avoir découvert. » Croyez-vous que l’élan initial de l’homme se soit émoussé, à force d’avoir fréquenté le sujet ? Pas du tout. « Mon enthousiasme est pire qu’à mes débuts ! Aujourd’hui je ne sais pas tout, d’ailleurs on ne sait jamais tout ». Une ode à l’aventure contenue sans fin en vérité…

 

Des pays décrochent la timbale, d’autres se serrent la ceinture

A la lueur des chiffres qui s’additionnent Pascal Girardot convie l’exultation à sa table. «Ca se passe très, très bien, les Français ont envie de voyager. Ce début 2018 est très prometteur, il y a un engrangement de commandes supérieur à l’an dernier à la même époque », s’est-il réjoui, les prix des billets d’avion qui ont globalement baissé, et les tarifs amaigris de certaines prestations, n’y étant pas étrangers.

Quelles sont les destinations en vogue ? »Il y a la France (la Corse, les DOM-TOM), l’Espagne, les Canaries, l’Italie, la Grèce, la côte Est, voire Ouest des Etats-Unis, le Canada. »

Complémentairement, des séjours bon marché sont en place, et « la croisière fonctionne très bien ». En revanche, les points de chute grandement touristiques de l’Egypte se révèlent affectés par une très faible demande. Comme ceux de la Tunisie et du Maroc, où ça ne décolle pas. Si la crainte des attentats se focalise autant sur la France qu’hors de ses frontières (l’Agence de voyage est en lien permanent avec le ministère des Affaires étrangères),  le sempiternel nerf de la guerre se doit d’habiter le refuge des « abonnés présents ». « On espère que les standards économiques n’évolueront pas trop dans le mauvais sens, celui de la baisse du pouvoir d’achat. » Qui vivra verra !

                                                                                                  Michel Poiriault

                                                                                                 poiriault.michel@wanadoo.fr 

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