Chalon sur Saône

Ils présenteront leur spectacle « Le plus petit cirk du bord du bout du monde » lors du Rendez-vous des Piccolis, rencontre avec Karen Bourre et Julien Lanaud de la Compagnie Opopop

Julie, Arnaud et Léo, les jeunes reporters du journal de l’EPMS Tournus « Cézanne, ouvre-toi », parrainés par info-chalon.com dans le cadre de l’action culturelle « En/quête de culture » portée par l’Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône, mènent l’entretien. Découvrez l’interview…

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Julien : Quand j’étais adolescent, je me prédestinais plutôt à la musique mais lors de mon service militaire, j’ai rencontré l’univers du théâtre en travaillant dans le domaine technique de la lumière. Puis, j’ai travaillé avec différentes compagnies. Au sein de la compagnie Opopop, je suis régisseur, je m’occupe de la lumière, du son, des effets spéciaux… et je suis également comédien.

Karen : Enfant, j’ai participé à des centres de vacances « arts du cirque ». Puis, lors de mes études universitaires, je me suis inscrite au club de jonglage de l’université. J’ai poursuivi mon chemin artistique à l’école de cirque de Londres durant 2 ans. J’y ai pratiqué différentes disciplines mais j’ai choisi la jonglerie. J’ai travaillé dans plusieurs compagnies. J’ai également joué au cirque de Monte-Carlo. Cela fait 17 ans que je suis jongleuse. Nous nous sommes rencontrés lorsque nous travaillions avec la compagnie de Jérôme Thomas (jonglerie).

Quelles qualités faut-il pour exercer cet art et à quel âge avez-vous commencé à travailler ?

Karen : Pour être jongleuse, il faut de la persévérance car, au départ, les balles tombent, on ramasse et on recommence ! Il faut également de la concentration, de l’agilité et de l’entraînement. Je jongle avec les mains et les pieds. J’ai commencé à travailler à l’âge de 24 ans.

Julien : En tant que régisseur, il faut savoir s’adapter aux différentes salles qui nous accueillent. Il ne faut pas être trop sédentaire car nous sommes beaucoup sur la route. Pour ma part, j’ai commencé à travailler à 22 ans.

Avez-vous déjà eu le trac ? Si oui, en quelles occasions ?

Karen : Pas vraiment. Un peu de stress, surtout lors de la première d’un spectacle. Nous n’avons pas trop le temps d’avoir le trac.

Julien : Je suis sensible à la pression mise par les autres lors de l’installation : respect des horaires… Mais face au public, tout va bien.

Où jouez-vous ?

Nous jouons dans différents types de salles : dans des gros ou petits théâtres, dans des salles des fêtes… mais pas en extérieur. Nous avons un matériel, un décor qui s’adapte. Nous jouons dans différentes villes de France, mais également en Suisse, en Belgique et même à Taïwan.

Qu'est-ce qui vous inspire, vous influence ?

Beaucoup de choses : ce que l’on peut voir sur Internet, la télé, d’autres spectacles, des livres.

Comment est née l'idée du spectacle qui sera présenté lors du Rendez-vous des Piccolis ?

Julien : Nous nous sommes inspirés, entre autres, d’une BD, Là où vont nos pères de Shaun Tan. Et nous avons suivi nos envies. Nous voulions utiliser des ventilateurs pour traduire une légèreté, Karen voulait jongler avec les pieds. 

Karen : Notre spectacle parle du croisement de deux mondes. Puis il s’est enrichi au fur et à mesure de la construction. 

Quand a-t-il été créé et jusqu'à quand sera-t-il présenté ?

La première a été jouée en octobre 2016. Nous avons mis un an pour le créer, tout en jouant les autres spectacles de notre répertoire. Il y en a trois actuellement. Rosie Rose a six ans. Nous présenterons ce spectacle tant qu’on nous le demandera.

Depuis sa création, y a-t-il eu une évolution, des modifications ?

Comme nous travaillons tous les deux, nous pouvons faire les transformations que nous voulons. Par exemple, la robe de la jongleuse a été modifiée, le costume de l’homme caillou complètement refait. On modifie aussi le timing, on raccourcit ou on rallonge certaines scènes, on rajoute des éléments. Grâce à l’évolution de la technologie, tout est programmé sur informatique. C’est un gros travail de programmation et d’installation. Nous avons un camion pour transporter notre décor, nos projecteurs, les tapis, les rideaux…

Que voulez-vous transmettre avec ce spectacle ?

La tolérance, le respect de l’autre mais surtout nous souhaitons donner du plaisir, de la légèreté, développer l’imaginaire de chacun. Et donner l’envie de revenir !

Avez-vous des anecdotes à nous raconter ?

Karen : Je suis passée à l’émission de Patrick Sébastien « Le plus grand cabaret du monde », un très bon souvenir !

Julien : En Asie, nous avons été obligés de reconstruire le décor sur place car cela coûtait plus cher de le transporter. Toute une aventure !

Pouvez-vous nous parler de vos projets à venir ?

Pour le moment, on tourne avec nos différents spectacles : celui-ci, Rosie Rose et Baby Rose pour les tout petits.

La réaction des jeunes reporters, Julie, Léo et Arnaud : "Notre rencontre avec Karen et Julien a été un vrai moment de bonheur, de magie. Nous avons très envie de nous plonger dans leur spectacle plein de féérie, de légèreté, de lumière…"

Lire aussi : http://www.info-chalon.com/articles/chalon-sur-saone/2017/12/18/34637/1re-interview-pour-3-jeunes-reporters-parraines-par-info-chalon-com/ 

Pour en savoir plus que le spectacle : "Le bord, c’est petit… mais, le bout du bord… ça l’est encore plus ! Sur une minuscule planète, plateau circulaire de trois mètres de diamètre, posée en équilibre sur la tête de pierre d’un étrange troglodyte, règne une toute autre gravité, permettant de jongler plus haut, de se contorsionner plus loin, de rêver autrement… L’arrivée inattendue d’une femme en robe noire n’ayant pour tout bagage que ses souvenirs contraindra à faire sortir de son trou et de ses habitudes un homme que l’ailleurs et la différence effraient. Se rencontrer, s’apprivoiser ? S’ignorer ou s’opposer ? Autant de numéros pour tenter l’approche ou la repousser. La jonglerie est à l’honneur chez ces anciens compagnons de balles de Jérôme Thomas. Mais que l’on sache jongler avec les pieds n’empêche pas de jouer au funambule sur des théières, de manipuler un hula hoop géant autour d’un caillou en lévitation ou d’ouvrir une ombrelle au coeur de la tempête…"

« Un spectacle plein d’invention et de créativité. Deux protagonistes complètement loufoques qui se cherchent et s’évitent entre jonglage, illusion, imagerie et magie... quelque part sur une planète où l’on pourrait croiser sans surprise le Petit Prince de Saint-Exupéry... » Magma Magazine

REPRÉSENTATIONS TOUT PUBLIC : MERCREDI 28 FÉVRIER À 15H ET 17H30, JEUDI 1ER MARS À 19H à l'Auditorium du Conservatoire du Grand Chalon - Renseignements/Réservation : Tél. 03 85 42 52 12

Texte et visuel présentation spectacle : Communication Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône - Crédits photos : Vincent Arbelet

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