Châtenoy le Royal

Il y a 55 ans , la Guerre d’Algérie prenait fin !

19 mars 1962, les accords d’Evian, signés la veille sur les bords du lac Léman, annonçaient le cessez-le-feu en Afrique du Nord.

Faisons fi, une bonne fois pour toutes, des discussions qui créent des dissidences, çà et là, concernant la date du 19 mars et réfléchissons sur ce que cette guerre représente dans le monde des Anciens Combattants qui ont, à l’âge de 20 ans et durant plus de deux ans, foulés le sol d’Afrique du Nord, particulièrement celui de l’Algérie, découpée à l’époque en trois départements français (Alger, Oran, Constantine).

Le 19 mars 1962 mettait fin a près de dix années de conflit sur cette terre. Dix ans qui ont vu des appelés, rappelés ou engagés au sein de l’Armée Française, se confronter à un ennemi invisible et sournois, une guerre pas comme les autres serait-on tenter de dire. Ceux qui l’ont vécu le comprendront.

Peu de ces combattants d’Afrique du Nord parlent de ce qu’ils ont vu, vécu, participé et souffert. Une discrétion naturelle et compréhensible mais qu’il ne faut pas réveiller par des propos hors du temps liés à une méconnaissance des faits. Ces combattants étaient « là-bas » pour assurer une paix certes précaire d’un territoire français avant tout. Ce sont 30 000 soldats français qui sont morts pour la France, il faut aussi s’en souvenir !

Qu’il leur soit rendu à nouveau un vibrant hommage à ces jeunes tombés au front, dans des combats parfois singuliers mais aussi au détour d’une embuscade, victimes d’actes terroristes ou en sautant sur des mines sournoises.
Il est bon de se souvenir d’eux mais aussi de tous ceux, civils, militaires, religieux qui ont construit ce territoire, laissant pour bon nombre leur Histoire façonnée loin de tout esprit de « colonisation » comme certains peuvent le penser.

Arrêtons de stigmatiser l’opinion sur ce mot qui n’a aucun sens pour l’Algérie. En ce jour de commémoration seuls les Anciens Combattants ont le droit de juger, eux savent pourquoi leurs camarades sont tombés sous les balles ou assassinés parfois sauvagement.
Ils ont le devoir de mémoire à l’égard de leurs camarades dont le cercueil s’est vu couverte du drapeau tricolore de la France le jour du dernier salut de leurs compagnons d’armes.

Alors si cette date du 19 mars peut fédérer les hommes et le monde combattant, profitons en pour penser à ces jeunes Morts pour le France comme il faut penser aux Combattants de deux autres Guerres qui nous ont permis aujourd’hui d’être libres !
Ce mot Liberté doit être un message fort en direction de la jeunesse, laquelle se doit de conserver l’esprit France avant tout. Une France riche de son passé, de sa grande Histoire, de sa richesse culturelle et cultuelle.

Pour cette troisième génération du feu qui va se retrouver devant les monuments aux Morts en ce dimanche 19 mars 2017, soyons solidaires et surtout respectueux de ce qu’ils ont vécu, pour ce qu’ils sont et ce qu’ils portent afin d’assurer cette liberté individuelle et d’entreprendre, afin que la personne humaine soit la plus précieuse des richesses.

JC Reynaud

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