Châtenoy le Royal

Cérémonie patriotiques et Monuments aux Morts, thème d’une conférence de Claude Elly

Un historien et ancien journaliste de surcroit, Claude Elly est aussi président de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Chalon-sur-Saône. Invité par les Amis de la Chapelle de Cruzille et sa nouvelle présidente Mari-Jo Bertin, l’historien a recherché ce qui pouvait motiver ces cérémonies patriotiques aux Monuments aux Morts.

Sa recherche, tout au moins en ce qui concerne Chalon-sur-Saône, a prouvé que certes tout avait un sens émotionnel. Mais aussi un sens civique, pas toujours lié aux faits des différentes guerres menées par la France, ayant servi d’appui pour le futur de ces cérémonies.
Sans rentrer dans le détail des riches recherches de Claude Elly, il est bon de savoir que différents monuments, ont été érigé à la mémoire de citoyens soldats, uniquement les chalonnais Morts pour la France que ce soit en 1870, dont faut-il le rappeler cette guerre fut une défaite française et le tableau célèbre d’Alphonse de Neuville sur la dernière cartouche de Bazeilles près de Sedan. Une date historique du 1er septembre qui servira entre autres de jour commémoratif pour toutes les troupes de l’Infanterie de Marine. (NDLR)

Chalon-sur-Saône ce sont six monuments aux morts implantés aux cimetières de l’Est (St Jean des Vignes), de l’Ouest (avenue Boucicaut), quai Gambetta, avenue de Lattre de Tassigny, la statue dite « le Cheval » boulevard de la République, la stèle du mur de la Prison (derrière l’Obélisque). Six monuments qui ont chacun leur histoire et qui jusqu’en 1978 faisait l’objet d’un grand défilé dans les rues chalonnaise, au départ de l’Hotel-de-Ville.

Une conséquence d’initiative prise par des civils de venir déposer une gerbe sur un monument érigé au cimetière de l’Ouest à la mémoire des 370 soldats chalonnais tués durant la guerre de 1870. Nous sommes le 29 octobre 1908 ! De là est née la tradition dont la guerre de 14 -18, puis celle de 39 - 45 apporteront hélas son lot d’hommes et de femmes Morts pour la France et auxquels il est nécessaire de se souvenir au nom de notre liberté d’aujourd’hui.

En conclusion de cette conférence Claude Elly s’est posée une question : « Ces monuments sont là pour symboliser la mémoire de tous les morts, mais pas celle des disparus de ces guerres, sans aucune trace nominale. Une plaque installée au cimetière de l’Ouest symbolise cette pensée pour les disparus des deux guerres. » Ajoutant à son propos ce dessin de F. Mercey paru dans « le Courrier » le 17 juillet 1922, qui résume bien ce sujet « Pour le cas ou ce serait Papa ! » Merci Monsieur Elly pour cet éclairage historique.

JC Reynaud

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