Châtenoy le Royal

Malgré un agenda très chargé, le sous-préfet de Chalon trouve encore le temps de visiter la Banque alimentaire du Chalonnais

Jean-Jacques Boyer, le sous-préfet de Chalon-sur-Saône est pour le moins un homme actif. Quand il n’assiste pas à des cérémonies officielles – commémoration de la mort de Charles de Gaulle à Chalon, prise de commandement de la communauté de brigades de gendarmerie à Givry, inauguration et visite du « Salon Top Emploi ! », etc. -, celui-ci rend visite à des associations comme la Banque alimentaire, et même pas en coup de vent ! Le retour d’info-chalon.com.

Pour la plupart des gens, le samedi, c’est le jour des courses. C’est principalement pour cette raison que la Banque alimentaire du Chalonnais avait déployé ses équipes de choc le samedi 4 novembre : pour rencontrer un maximum de gens. Pour rencontrer des gens et pour leur proposer de troquer des conserves de poissons contre un pot de confiture, fabriquée avec des fruits reçus lors des récoltes par des bénévoles de cette association de type « loi de 1901 », en partenariat avec ceux de la Brigade des compotes.

Cette opération, Dany, Martine, Michèle et « Vivi », l’ont expliquée dans le moindre détail au sous-préfet de Chalon-sur-Saône, Jean-Jacques Boyer, quand celui-ci est venu visiter les locaux de la Banque alimentaire mardi dernier. Au milieu des (très agréables) odeurs de confitures en cours de réalisation, celui-ci les a écoutées attentivement raconter le bon accueil que leur ont réservé les gens dans les grandes surfaces : « La confiture, tout le monde en fait maintenant. Malgré ça, on a beaucoup d’échanges. On nous demande ce que l’on met dedans, comment on les fait. Les gens sont charmés. Ils trouvent que c’est bon et que c’est bien ce qu’on fait ». Face à l’enthousiasme de ces confiturières temporaires – elles sont sur tous les fronts –, Jean-Jacques Boyer, manifestement intéressé, s’est employé à comprendre avec elles le succès de cette opération. D’où l’émission d’hypothèses diverses, par exemple le fait que la confiture ne soit « pas industrielle mais le fruit d’un bénévolat ».

(de g. à d., Dany, Martine, Michèle, "Vivi")

Peu après, alors qu’il discutait avec le président de la Banque alimentaire de Bourgogne (Alain Gerbet), Jean-Jacques Boyer s’est réjoui de sa visite ce matin : « Je peux constater la palette d’actions de la Banque alimentaire, qui ne se résume évidemment pas aux confitures ». Durant cette conversation à bâtons rompus, à laquelle s’est jointe Marynita Raux, le sous-préfet a dit à quel point la Banque alimentaire était à ses yeux une organisation utile, dont les responsables « faisaient partie de ses interlocuteurs habituels », quand il était sous-préfet à Saint-Quentin, dans l’Aisne. Ce qui n’est sans doute pas sans expliquer pourquoi, lorsque le renouvellement de deux contrats aidés de la Banque qu’il visitait ce mardi ont été menacés, celui-ci a « plaidé auprès de la Préfète de région », aux côtés du député Rebeyrotte, pour que ceux-ci ne soient pas concernés par la décision estivale du gouvernement de supprimer les contrats aidés. Une décision qui, a-t-il précisé, a été mal comprise. En effet, ce que voulait faire le gouvernement actuel, en l’absence d’une budgétisation du renouvellement de contrats aidés par le précédent, c’était réorienter les crédits vers des personnes devant se former, pas de supprimer le recrutement en contrats aidés de personnes travaillant avec les enfants handicapés (comme les auxiliaires de vie scolaire), ou œuvrant dans des structures d’utilité sociale, comme par exemple la Banque alimentaire.

(Au centre : Alain Gerbet)

(Marynita Raux)

Présenté aux deux salariées menacées de perdre leur emploi, il a donc pu confirmer « en direct » à ces dernières que, désormais, une épée de Damoclès ne pendait plus au-dessus de leurs têtes. Une bonne nouvelle, qui a donné le sourire aux principales concernées, Valérie et Delphine.

(à g., Valérie ; à d., Delphine)

Pendant la visite de ce qui ressemble à s’y méprendre à une véritable plateforme logistique, sur laquelle s’affairent de nombreux bénévoles, Jean-Jacques Boyer a ensuite pu mesurer le travail de fourmis que réalisent les équipes de la Banque alimentaire, « la plus belle de toute la Bourgogne », selon les propres mots d’Alain Gerbet, qui en a profité pour détailler le fonctionnement d’une organisation très « horizontale », sorte de réseau au sein duquel chaque Banque bénéficie d’une autonomie, tout en venant « au secours des autres », quand l’une vient à manquer de quelque chose. « On mutualise beaucoup entre banques alimentaires », a expliqué ce dernier. « On échange les produits. On se dépanne ». Une façon de dire que le partage et le don, principes sur lesquels elles sont fondées, les Banques alimentaires les pratiquent au quotidien, y compris entre elles.

Samuel Bon

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