Culture

Jazz à Couches 2017 retrouve, découvre, ouvre

Nos visages du jazz, cette année, sont tournés vers son histoire. Le hard bop par le fantastique quintet d’un trompettiste. Le chant du blues qui réveille une de ses figures légendaires au son d’un harmonica. Un musicien le plus souvent inspiré par les musiques du pourtour méditerranéen faisant retour dans sa ville natale, Pari

Mercredi 5 juillet : L’OJJB dirigé par Franck Tortiller fait revivre l’univers d’Ellington

Ellington = Univers, puisque le jazz en son entier et même au-delà existe dans ce nom. Dès lors on ne discute pas de l’âge de la musique puisqu’on se trouve en présence de l’universalité, et donc d’intemporalité. La question qui se poserait plutôt est : que choisir dans cette somme incomparable de compositions qui sont autant de chefs-d’œuvre, ou presque ?

Quel terrain de jeux s’offre là aux musiciens de toutes générations, et ils ne s’en sont pas privés. Ainsi des jeunes (ils ont entre 18 et 25 ans) qui forment actuellement l’OJJB créé par Frank Tortiller en 2009. Une forme d’université, au moins d’unité de valeur du jazz (Duke Ellington n’a-t-il pas été fait Honorary Doctor of Music de l’Université de Columbia en 1972 ?) que cet orchestre où ces jazzmen (en attendant d’ajouter women ce qui ne manquera pas d’arriver) en devenir se frottent à la pratique du grand ensemble.

Le big-band de Couches et Richard Arame rendent hommage au grand Ray Charles

Tout au long d’une carrière de plus de cinquante ans commencée dans les petits clubs de Géorgie, il triomphera sur les plus grandes scènes du monde en excellent dans les multiples genres musicaux qu’il a abordés.

« Ma musique a des racines que j’ai déterrées de ma propre enfance, des racines musicales enfouies dans le sol le plus sombre »  disait Ray Tout Charles. Le Big Band de Couches rend hommage à cet immense artiste en invitant Richard Arame à interpréter quelques-uns de ses grands succès sous la direction artistique de Jean Gobinet.

Une occasion unique d’entendre ou de ré-entendre Hit the road Jack, Unchain my heart ou Georgia on my mind.

Jeudi 6 juillet : Premier opus du jeune PAC trio avant le bop endiablé de Roy Hargrove

Jazz à Couches ne cesse de porter attention aux musiciens qui ont en partie grandi dans son environnement ; avec en plus chez Pierre-Antoine Chaffangeon, son milieu familial, musical s’il en est.

C’est pourtant dans celui du jazz lyonnais que Pierre-Antoine, Vincent Girard et Willy Brauner se sont rencontrés. S’en est suivi le trio aux initiales du pianiste. Son répertoire combine compositions originales et

standards. La sûreté de l’assise de PAC trio, les inflexions et ruptures des climats et des rythmes, la générosité et la musicalité, le feeling naturel, bref son originalité, tout donne à penser que quelques grands trios de jazz sont glissés dans le filigrane du monde musical de ces jeunes jazzmen.

Réveillé le vigoureux et entraînant hard bop survenu à la suite de la révolution bop ? Style volontairement musclé, comme son nom le laisse deviner, affirmant son ancrage dans le blues et le gospel, en opposition à des courants estimés édulcorés, froids et éloignés sinon coupés des racines.

Même si le trompettiste texan s’était engagé dans des aventures musicales différentes, il ne s’était pas non plus éloigné de cette forme d’expression. Sa sonorité franche et claire, son phrasé ample et fluide et son style entraînant s’accordent idéalement avec ce courant.

Réveillé certes et cependant nullement purement et simplement répété, copié, plagié. Car le hard bop demeure un champ artistique qui se prête à recherches et inventions continuées. Il n’est que d’écouter Roy Hargrove et son quintet. 

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Crédits photos :
OJJB : Benoist-Antoine Gelin
BIG-BAND COUCHES : Meriem Souissi JSL

 

 

 

 

 

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