Elan Chalon

ELAN CHALON - Juste avant la rencontre choc contre Nanterre, Dominique Juillot se confie...

Le Président de l’Elan Chalon, Dominique Juillot, se confie dans une interview, juste avant la manche aller de la finale de l’Europe Cup. Une interview vérité. «Avec Roberson, Fall et Clark, c’est plus fort que nos trois meilleurs joueurs de 2012…» «Avec Choulet on va discuter d’une prolongation» «Si on estime que l’Elan porte bien les couleurs de la Région, alors il faut se donner les moyens»

Pour la saison du 20ème anniversaire de l’Elan Chalon en Pro A, sans doute que Dominique Juillot ne pouvait pas rêver aussi bien qu’une finale de coupe d’Europe, un an après avoir vu l’Elan organiser le Final Four… Cette saison, l’équipe de Jean-Denys Choulet semble plus forte. Dominique Juillot le dit dans l’interview qu’il nous a accordée.

En septembre dernier, imaginiez-vous voir l’Elan second du championnat et en finale de l’Europe Cup ?

«Si je vous dis oui, personne ne me croira, car c’était effectivement impossible de le rêver. Mais, au bout de deux mois, on a vite vu que Roberson avait franchi un pallier, que Fall était au dessus du niveau qu’on avait imaginé. Car avec sa taille et son sens du jeu il est déstabilisant ; A un point où il fait changer le jeu des autres équipes. Et puis Clark aussi a très très rapidement cumulé les bonnes prestations».

Quelle est votre plus grande surprise ?

«Le niveau de jeu de Cameron Clark. N’oublions pas qu’on l’avait recruté pour suppléer Mejeris, notre recrue lettone, qu’on avait pris parce qu’il faisait 2,07 mètres. Mais on s’est planté, puisqu’il ne s’est pas adapté.  Et Clark a pris les commandes, s’est imposé de merveilleuse manière.
Je n’ai pas peur de le dire : Avec Roberson, Fall et Clark, c’est plus fort que nos trois meilleurs joueurs de 2012…»

…de quoi rêver ?

«N’allons pas trop vite. Si on trouve une bonne recrue pour la fin de saison, alors oui on pourra peser. Je pense qu’on aura les moyens d’aller en demi-finales des play-off et alors, la saison prochaine, on pourra jouer la nouvelle Champion’s Ligue. Il s’agira d’une compétition plus rémunératrice, avec des équipes plus importantes des pays, et d’un bon niveau avec des poules de six. Donc atteindre les demi-finales ce serait très bien. Après pour le reste, on peut toujours rêver, mais l’Elan Chalon n’a pas les plus gros moyens de la Pro A…»

Comment abordez-vous la finale contre Nanterre ?

«Même si ce ne sont plus les mêmes joueurs, il faut s’appuyer et regarder nos précédentes finales européennes. Il faut que ça nous serve. On a réfléchi à voir comment être dans les meilleures dispositions. Les joueurs préféraient ne pas bouleverser leurs habitudes. Mais on va tout mobiliser autour, avec des kinés, des médecins pour avoir la meilleure récupération, les meilleures dispositions».

Vous craignez cette équipe de Nanterre ?

«Je suis franc, j’aurai préféré Bonn à Nanterre. Nanterre a des joueurs de talent qui peuvent faire basculer cette finale. Mais je pense sincèrement que l’Elan est plus fort que Nanterre. Il faudra ne pas perdre les duels contre leurs joueurs. Il faudra s’imposer physiquement. Nzeulie est capable de défendre très fort, Pittard aussi, Roberson est capable de gagner son duel.
Il n’empêche, jouer le premier match au Colisée ce n’est pas forcément un cadeau. Ca nous obligera à aller gagner à Nanterre, que l’on perde ou que l’on gagne ce mardi… S’il y a un gros écart, ce que je ne pense pas, ça changera la donne… Mais bon, il faut se convaincre que même terminer à moins dix, tout est jouable…»

Sur quoi se jouera cette finale ?

«Nanterre est une équipe compliquée. Il ne faut pas que l’on se retrouve avec Fall, Clark ou Roberson, pour ne citer qu’eux, avec deux fautes tout de suite».

Avez-vous conscience que l’Elan Chalon est aujourd’hui le meilleur club de Bourgogne – Franche-Comté tous sports confondus ?

«Oui, c’est gentil de le relever, car beaucoup l’oublient. Mais à voir l’engouement autour de cette finale, j’ai vraiment l’impression que l’on est dans une dynamique de haut niveau. A Chalon et au-delà, on ne parle que cette finale.
Alors oui, c’est vrai, j’aimerai que tout le monde soit bien conscient de notre niveau. On n’a pas de droit de télé, pas se revenus en rapport et pourtant ce que l’on fait est exceptionnel.
On était qualifié en Leaders Cup, même si on a raté notre entrée. Sans un coup du sort, on aurait été en finale de la Coupe de France de basket. Contre Nanterre, pour la finale, on aurait pu vendre 8000 places. Je précise que je n’ai pas voulu augmenter inconsidérément les prix des places, pour que chacun puisse venir, pour que nos plus fidèles supporters ne soient pas pénalisés. C’est un choix, mais c’est aussi cela l’Elan Chalon».

Jean-Denys Choulet (*) a manifesté son attachement à Chalon et sa volonté de prolonger son contrat. Vous en avez parlé ?

«Je suis extrêmement satisfait de lui. J’ai appris à le connaître et il a appris à connaître le club. Alors oui, avant la fin de saison, on va discuter d’une prolongation. Mais je veux qu’on ait bloqué notre budget, pour lui permettre de continuer d’avancer. Le budget que l’on a cette année ne suffira pas. Il faut aller chercher 200.000 euros pour avoir la même masse salariale. Alors oui, j’espère que les collectivités seront au rendez-vous. On est le seul club vitrine de dimension européenne dans la Région. Je suis heureux d’avoir accueilli la Présidente de la Région, Marie-Guite Dufay. Elle a vu ce qu’est l’Elan, y compris le travail que nous menons sur la formation. On a une société d’économie mixte avec les collectivités, et il me semble logique que l’on soit traité comme n’importe quel service d’intérêt général. Il faut être vigilant.
Si on estime que l’Elan porte bien les couleurs de la Région, du département et du territoire, alors il faut se donner les moyens. L’Elan, c’est de 4000 à 5000 personnes tous les dix jours, en moyenne, au Colisée».

Justement qu’attendez-vous de vos supporters ?

«Au delà d’un titre qui nous comblerait tous d’aise, la récompense pour toutes celles et ceux qui s’investissent, c’est de voir cet engouement. 4000 billets ont été vendus en 2 heures. J’espère que l’équipe aura le même soutien que contre Ostende, car c’était magique» ;

Recueilli par Alain BOLLERY


(*) Cliquez ici pour voir l'interview de Jean-Denys Choulet

 

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