Elan Chalon

ELAN CHALON - JDA DIJON - Les chalonnais n'ont pas laissé filer le derby...

Les Chalonnais se sont fait peur, même s’ils ont toujours mené au score.

Un derby ça ne se joue pas, ça se gagne. Et pour l’Elan Chalon la victoire contre la JDA Dijon avait valeur de survie. Car si les Chalonnais sont toujours dernier au classement, ils ne sont pas largués et l’espoir du maintien demeure. Sans doute peut être plus aujourd’hui qu’hier et sans doute moins, tout le monde l’espère, que demain.
Dans un championnat déconcertant, avec des résultats chaque semaine plus surprenants les uns que les autres, comme par exemple la victoire d’Antibes à Pau (72-78), ou la déroute (73-51) de Limoges au Portel, le maintien se jouera dans un mouchoir. Et forcément après avoir perdu de 2 points au match aller à Dijon, l’Elan Chalon a été bien inspiré de l’emporter de deux points ce samedi soir. Car on ne sait jamais. La JDA est certes en meilleure posture que l’Elan au classement, mais il reste 16 journées et tout, absolument tout est encore possible.
Du côté de l’Elan le baromètre est à la hausse. Car cette deuxième manche du derby, l’Elan aurait pu la perdre, comme il avait perdu face à Boulazac dans le money time. Ce samedi soir au Colisée, les Dijonnais ont été à deux doigts, comme à l’aller, de faire sauter la banque. Ils sont revenus au score, après avoir compté 15 points de retard, mais l’Elan a moins tremblé que d’habitude et il a résisté à la «remontada». Résisté aussi aux décisions pour le moins surprenant du trio au sifflet qui de toute évidence avait des œillères pour siffler les fautes d’un côté et ne pas siffler les mêmes de l’autre. Ce qui a eu le don d’irriter Jean-Denys Choulet au plus haut point.
Il faut donc mesurer à sa juste valeur cette victoire en forme de bouffée d’oxygène. Holston avait donc fait trembler les chalonnais en réduisant à 73-70 avec un missile à trois points à moins d’une minute de la sonnerie. Mais ce même Holston rata l’égalisation et une faute sur Gelabale - MVP avec une évaluation à +20 – permit à l’Elan de mener 75-70, puis 77-71. L’expérience de l’Antillais s’avéra alors plus forte que la pression avec 4 sur 4 au lancers francs dans la dernière minute. Tout comme les 2 de Nzeulie et les 2 aussi de Lance Harris pour porter à 81-75. Le denier tir du Dijonnais Alingue ne s’avérant pas suffisant.
Avec 8 lancers francs sur 8 dans la dernière minute, l’Elan a donc assuré quand dans un passé plus ou moins récent, il se noyait. C’est assurément le signe d’une équipe qui va mieux. A l’image d’ailleurs de la bonne évaluation de Gelebale, du travail tout en perforation de Jérémy Nzeulie, dynamiteur de défense, ou encore de l’adresse retrouvée de Lance Harris décisif dans les moments importants, après avoir manqué de réussite en première période.
Nous l’avons écrit, le maintien est encore loin d’être gagné. Mais la victoire obtenue sans Nate Wolters qui était blessé est une bonne chose. Car elle est forcément de nature à enlever de la pression sur les épaules de l’américain dont on sait qu’il ne peut pas être le messie. Il doit simplement parfaire un collectif qui dans sa solidité et dans sa capacité à défendre un max et à se montrer adroit quand il le faut, sera la clef du maintien.
La JDA Dijon, quant à elle, a montré beaucoup de limites sur les bords de Saône. Avec seulement 42% de réussite et moins de rebonds (31 contre 36) que l’Elan.
De toute évidence, la deuxième partie de saison ne sera de repos pour aucun des deux clubs bourguignons. On le savait pour l’Elan. Ca semble se confirmer pour la JDA.

Alain BOLLERY
(Photos Manon BOLLERY et Alain BOLLERY)

 

Elan Chalon bat JDA Dijon 81-77 (17-12, 15-17, 25-18, 24-30)
Elan : Nzeulie 18, Gelabale 15, Harris 15, Camara 10, Farr 7, Gillet 7, Rozenfeld 6, Dorsey 3
JDA Dijon : Julien 20, Alingue 12, Pearson 11, Holston 10, Taylor 9, Brown 6, Sulaimon 6, Bigote 3

 

 

 
 
 
 
 
 
 

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