Faits divers

Tribunal correctionnel de Chalon - Alcoolisé, il tape sur son ex et sur la personne venue à son secours

« Je n’aurais pas dû la laisser monter dans ma voiture ». C’est ce que doit se dire Victor, un quadragénaire tournusien, du fond de sa cellule du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand....

.... où il purge actuellement une peine d’emprisonnement de 9 mois, après avoir été condamné par le tribunal correctionnel de Chalon à 15 mois de prison, dont 6 mois avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de 2 ans, avec obligation de travailler ou de suivre une formation, de se soigner, d’indemniser la partie civile et interdiction d’entrer en contact de quelque façon qu’elle soit avec la victime.
Effectivement ce 12 octobre 2016, cet homme de 41 ans, père d’une fillette de 22 mois, venu à Chalon retrouver des amis, aurait mieux fait de ne pas proposer à son ex-concubine, dont il est séparé depuis avril dernier, de la ramener dans sa voiture jusqu’à Sennecey-le-Grand. Il n’aurait pas été poursuivi quelques jours plus tard devant le Tribunal, dans le cadre d’une comparution immédiate, pour violence aggravée, violence par une personne en état d’ivresse et rébellion. Tout le long des dix-huit kilomètres du trajet l’ancienne compagne n’a eu de cesse de le narguer, lui reprochant notamment d’être un alcoolique.  A leur arrivée à Sennecey-le-Grand les violences verbales se sont transformées en violences physiques. Répondant à une nouvelle provocation de son ex, Victor s’est mis à ingurgiter deux bouteilles de 50 cl de bière forte. Et comme l’a fait remarquer Me Alain Guignard, avocat de la partie civile, « il est d’une extrême violence quand il a bu ». Et ce jour-là il avait pas mal bu, puisqu’un contrôle effectué au moment de son interpellation a révélé un taux de 0,86 mg d’alcool par litre d’air expiré. Dans un état d’excitation extrême, Victor a commencé à taper sur son ancienne compagne. Puis il s’en est pris à une passante, venue à la rescousse de l’agressée. « Il était véritablement fou » a indiqué la passante. Il était tellement énervé que les gendarmes ont eu toutes les peines du monde à lui passer les menottes.
« Ce qui me dérange, c’est sa totale indifférence. Il n’éprouve aucun regret, aucun remord » a souligné le vice-procureur Charles Prost. Avant de signaler « Monsieur n’est pas accessible à la discussion » et de noter « son agressivité, c’est seulement contre les femmes ».
« La vraie victime, c’est sa petite fille de 2 ans » a confié Me Agnès Ravat-Sandre, conseil du prévenu. L’enfant, dont il a obtenu la garde suite à une décision de justice prise une semaine avant les faits, a en effet été placée à Mâcon depuis l’incarcération de son père. « Son but, c’était d’assurer le bien-être de sa fillette. Ses parents sont très présents et l’aident » a continué  l’avocate. Laquelle a également évoqué la tempérance alcoolique de son client. Sur les quatre condamnations figurant sur son casier judiciaire depuis 2004, toutes concernent des conduites en état alcoolique. On sait que le mis en cause a eu une période de fort alcoolisme mais qu’il n’a plus de suivi médical. « Il a un problème avec l’alcool, qu’il ne veut pas admettre » avait auparavant fait observer le représentant du ministère public.

Gabriel-Henri THEULOT

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