Faits divers

TRIBUNAL DE CHALON - L'outrage à une surveillante pénitentiaire finit par de la taule supplémentaire

Monsieur X était incarcéré en mars 206, depuis il a été libéré, mais il n’a pas jugé bon de se présenter ce matin devant le tribunal correctionnel, il a donc été jugé en son absence. Peut-être s’est-il dit, « bof, une de plus... », peut-être : il a 20 mentions à son casier, et ce matin était prévenu d’outrage à une surveillante pénitentiaire de Varennes, dépositaire de l’autorité publique.

« Sale gouine », c’est le début de la salve dégoulinante de crasse que cette femme, qui apportait les repas aux détenus dans le quartier des cellules disciplinaires, a dû essuyer. « Gouine » ou pas, peu importe évidemment, car ce qui compte, ce sont les effets : « Quand quelqu’un vocifère au mitard, tout le monde entend, explique Maître Marceau pour la victime », par conséquent le crachat la suit, et quand des hommes placent la dignité de l’humain en-dessous de la ceinture, l’insulte à caractère sexuel est une manne. Quant à leur dignité à eux, on ne peut développer, car le propre du dessous de la ceinture c’est qu’il n’est pas doué de réflexion.

« Cela complexifie sa relation aux autres détenus, au quotidien » poursuit l'avocat. Raisonnable, la victime demande 300 euros de dommages et intérêts. Le vice-procureur Prost rappelle le casier conséquent de l’ancien détenu, et requiert 4 mois de prison.

Ce jour-là, en mars 2016, monsieur X était de mauvaise humeur, il venait de prendre 18 jours de mitard, il en fit 4 de plus pour l’outrage (commission disciplinaire du centre pénitentiaire), et aujourd’hui il est donc condamné par le TGI à 4 mois de prison ferme ainsi qu’à indemniser la victime à hauteur de ce qu’elle a demandé.

 

FSA

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