Faits divers

TRIBUNAL DE CHALON - Dans un cortège de mariage certains conducteurs avaient une conduite peu académique...

Le mariage est un moment festif mais on ne peut quand même pas faire n’importe quoi... Quatre jeunes gens, âgés de 21 à 25 ans, et demeurant à Chalon et dans sa proche banlieue, l’ont appris à leurs dépens en étant condamnés jeudi dernier par le tribunal correctionnel de Chalon.

Abdel-Aziz à 450 € d’amende, Mohamed  à 600 € d’amende, Levon à 250 € d’amende et Oussama à 2 mois de prison avec sursis et une amende de 600 €.
Les prévenus étaient jugés selon la procédure de convocation par procès-verbal et avaient été placés sous contrôle judiciaire le 20 octobre 2017.  Convoqués le 11 décembre 2017, ils avaient demandé, comme la loi leur autorise, un délai afin de préparer leur défense. Ils étaient poursuivis notamment pour mise en danger d’autrui par violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence. Après la plaidoirie de leurs conseils respectifs, le Tribunal n’a retenu ce délit qu’à l’encontre d’Oussama, les trois autres mis en cause ne faisant l’objet que d’une simple contravention.


On ne saura sans doute jamais ce qui s’est passé ce samedi 23 septembre 2017 dans la tête des quatre jeunes gens, à l’exception d’Abdel-Aziz, inconnus de la justice, et qui tous ont un travail. Toujours est-il qu’ils ont « fait les fous » au volant de leur voiture, tandis qu’ils se trouvaient dans un cortège de mariage se rendant ou revenant de l’hôtel-de-ville  de Chalon, où était célébrée l’union civile. Conduisant assis sur le rebord de la fenêtre ouverte, grillant un feu rouge, doublant par la droite, montant sur le trottoir, utilisant le frein à main pour faire un dérapage, franchissant une ligne continue ou encore circulant sur la voie de gauche.
Des faits qui ne sont pas passés inaperçus, d’autant moins inaperçus qu’ils ont été filmés par des caméras de vidéosurveillance de la Ville de Chalon. Alerté par la police municipale, le procureur de la République de Chalon a demandé une enquête. Laquelle s’est terminé un mois plus tard par l’interpellation des prévenus et leur convocation par procès-verbal pour le 11 décembre 2017.


A une heure où les rues sont très fréquentées


Siégeant dans le fauteuil du ministère public, le vice-procureur Charles Prost a fait remarquer que les prévenus avaient agi en connaissance de cause et que leurs agissements étaient d’autant plus dangereux qu’ils avaient été commis un samedi, à une heure où les rues sont très fréquentées.
Conseil de Mohamed, Me Paméla Lépine, après avoir considéré que les réquisitions du parquet à l’encontre de son client, à savoir notamment 4 mois de prison avec sursis, étaient excessivement lourdes, a fait observer que bien évidemment son comportement était condamnable mais qu’il fallait tenir compte du contexte particulièrement festif. Pour sa part, Me Pierre-Vincent Connault, du barreau de Dijon, qui défendait Levon, a estimé que celui-ci était « une personne responsable » et qu’il n’avait en aucune manière enfreint les obligations générales de sécurité. « Il conduisait de façon peu conventionnelle ». Après avoir rappelé que son client avait laissé passer une voiture, alors qu’il était en train de griller un feu rouge, et avoir noté qu’il était au volant « d’une façon peu académique », Me Benoît Diry, défenseur d’Abdel-Aziz, a confié « Je comprends que Monsieur tout le monde au feu rouge puisse être agacé par ces jeunes-là, simplement parce qu’on ne fait pas partie de cette euphorie ». Enfin Me Christophe Gaunet, qui assurait la défense d’Oussama, ayant expliqué qu’il y avait eu « un effet de groupe », a souligné « Ils ont commis des infractions dans un contexte particulier pendant une courte durée. De tout temps, lors des mariages, il y a toujours eu des manifestations festives ». Certes, mais la vidéosurveillance n’existait pas...

Gabriel-Henri THEULOT

 

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche