Givry

Musicaves de Givry 2017 – Rencontre avec un vin rouge mythique de Givry : le 1er Cru du Clos Saint-Pierre, monopole du domaine Thénard

Hier, Guillaume Le Bras et Jean-Baptiste Bordeaux-Montrieux avaient les clés du paradis.

Mariant chaque année, au début de l’été, la musique et le vin, les Musicaves de Givry ne sont pas « qu’ » une succession d’occasions rares d’écouter des musiciens à la renommée souvent internationale. Elles sont aussi, c’est ce que Philippe Perrousset appelle le « versant bachique » du festival, un moment pour prendre le temps de (re)découvrir ces vins dont on dit qu’Henri IV les goûtait particulièrement : les vins de Givry.

Comment ? Classiquement : en s’approchant des vignerons qui, à la sortie ou à l’entrée des concerts, se tiennent bouteilles à la main pour vous servir de bonnes rasades de ce qu’ils font de mieux, n’hésitent pas à vous remplir autant de fois qu’il le faut votre verre. Liturgiquement : en participant à ce que Philippe Perrousset qualifie de « voyages initiatiques rares », c’est-à-dire à la découverte, plus intime, en compagnie d’un œnologue et d’un vigneron, d’un vin de Givry d’exception, si tant est qu’il n’en existe pas d’exceptionnel.

Hier, jour de la Saint-Pierre, votre serviteur d’info-Chalon.com a fait l’un de ces voyages, celui qui l’a mené à faire la rencontre de l’œnologue Guillaume Le Bras, de Jean-Baptiste Bordeaux-Montrieux et d’un vin rouge mythique de Givry : le 1er cru du Clos Saint-Pierre.

Monopole du domaine Thénard, le vin issu du Clos Saint-Pierre n’est pas le moins connu des vins de Givry. Mais pour le rencontrer vraiment, il faut faire quelques efforts : faire la connaissance d’ « une terre gentiment amoureuse », autrement dit une terre qui vous colle aux chaussures, puis remonter la pente, un peu raide, qui mène jusqu’à une assez petite parcelle au sol et au sous-sol de roche calcaire située dans les coteaux des 1er Crus de Givry. Un périple que Guillaume Le Bras sait résumer avec humour : « Le Saint-Pierre, ça se mérite ! En même temps, c’est lui qui a les clés du paradis ».

Au milieu des cadoles et de vignes plantées en 1960 et 1991, la dégustation de deux millésimes, l’un de 2014, l’autre de 1990, peut commencer. Deux millésimes ? Oui, vous avez bien lu. Deux millésimes, et pas des moindres car, pour fêter à sa manière la 20ème année d’existence des Musicaves de Givry, Jean-Baptiste Bordeaux-Montrieux n’a pas lésiné en matière de flacons. En effet, après la dégustation du millésime qui venait d’être mis en bouteille (celui de 2014), il a sorti des bouteilles ne datant manifestement pas d’hier, sur lesquelles il était difficile, voire impossible de lire l’année durant laquelle le pinot noir qui a servi à les remplir avait été récolté. Une surprise qui a ravi la trentaine de participants et qui, une fois dégusté ce vin élégant, tuilé, à la couleur tirant sur l’orange, aux arômes de fourrure et de mirabelle, les a proprement laissés émerveillés. Si bien émerveillés qu’il est fort à parier qu’ils s’en souviendront du paradis du clos Saint-Pierre.

Samuel Bon

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