Givry

Musicaves de Givry 2017 – Le Trio Wanderer, le Quatuor Danel et…du Givry pour clore la 20ème édition des Musicaves

Retour en images sur l’ultime concert des Musicaves, cru 2017.

Les orages. La pluie. Les orages et la pluie, Philippe Perrousset, les escadrons de bénévoles qui donnent chaque année vie au festival des Musicaves de Givry depuis 1998 et plus généralement tous ceux qui concourent à leur succès les auront maudits. Non pas tant en raison du manque à gagner qu’ils auront engendré, mais parce que cette année, comme chaque année mais encore plus pour la 20ème édition, le programme était splendide et qu’ils auront privé trop de mélomanes de venir le savourer. Ceci étant dit, si les orages et la pluie ont probablement incité certains à rester à la maison, ils n’auront pas réussi à gâcher la fête. Car les musicavistes étaient bien au rendez-vous, ceci jusqu’au dernier concert, celui du Trio Wanderer et du Quatuor Danel.

Donné en l’église de Poncey dimanche matin, celui-ci a littéralement transporté le public. En effet, qu’il s’agisse du « premier grand quatuor » (Philippe Perrousset) écrit par Tchaïkovsky, le Quatuor n°1 opus 11, ou du Trio élégiaque n°2 « à la mémoire d’un grand artiste », « pièce ‘’dédicace’’ dense et passionnée composée par le jeune Rachmaninov profondément ébranlé par la brutale disparition de Tchaïkovsky » (Philippe Perrousset), la musique a fait son effet, c’est-à-dire humidifié les yeux, serré les gorges, remué les estomacs, ouvert les vannes des sacs de larmes de tout un chacun. Autrement dit : atteint son probable objectif. Un objectif résumé avec humour par l’un des membres du Quatuor Danel qui, racontant au tout début du concert que celui que l’historien de l’anarchisme Jean Préposiet qualifiait d’ « évangliste libertaire » et décrivait comme quelqu’un de pas franchement émotif*, le grand Tolstoï, aurait pleuré en écoutant ce que lui et ses amis s’apprêtaient à jouer, a conclu ainsi : « si vous pleurez, c’est pas grave ! »

Pleurer en écoutant ces musiciens, le public l’a fait. Il l’a certainement fait, aussi, parce que l’heure arrivait de se quitter, jusqu’à l’année prochaine. Heureusement, à la sortie de l’église de Poncey, du vin, ce vin de Givry qui a lui aussi coulé à flots durant tout le festival, l’attendait pour lui remonter le moral.

 

Samuel Bon

(Photos : Samuel Bon & M.B.)

*Jean Préposiet, Histoire de l’anarchisme, éditions Tallandier, (2005) 2015, 510 p

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