Mercurey

Tout le ban et l'arrière ban Républicain mobilisé pour l'Eglise de Touches

Bien plus qu'une mobilisation à destination d'un édifice religieux, c'est le phare de la Côte Chalonnaise qui a su convaincre de l'urgence d'intervention. Vendredi soir, près de 800 ans après son édification, l'Eglise de Touches a connu une nouvelle "inauguration".

C'est l'un des joyaux patrimoniaux de la Côte Chalonnaise, "une vrai phare" de la Côte Chalonnaise comme l'a rappelé à de multiples reprises, Dominique Juillot, devant ses hôtes du soir. Des hôtes venus en nombre au regard du montant de la participation publique. Les trois sénateurs de Saône et Loire, les députés Rebeyrotte et Gauvain, la conseillère régionale Francine Chopard, le Sous-Préfet de l'arrondissement de Chalon sur Saône, André Accary - Président du Conseil départemental, Elisabeth Roblot - Vice Présidente du Conseil départemental, Sébastien Martin - Président du Grand Chalon, de nombreux élus des communes voisines, les autorités civiles, militaires et religeuses. 

Bref une cohorte de responsables comme rarement vu pour un évènement de ce type. Il faut dire que les travaux de rénovation de l'Eglise de Touches ont mobilisé 1,5 millions d'euros d'argent public avec un financement à hauteur de 40 % assuré par l'Etat. Un montant de financement à lui seul qui vient contredire les critiques formulées à l'égard de l'Etat, accusé régulièrement d'abandon des territoires ruraux.

Le service communication du Grand Chalon mobilisé pour l'occasion aura permis au travers d'une vidéo de rappeler les enjeux du chantier avec l'évacuation de près de 350 tonnes de déblais, l'opération de cerclage du clocher, la campagne de fouilles archéologiques de trois semaines qui aura permis de mettre à jour des ossements humains, probablement des moins enterrés sur le site avant l'édification de l'Eglise par Eudes de Montaigu en 1235.

Dominique Juillot a rappelé le calendrier fixé par l'organisation de la Saint Vincent Tournante en janvier dernier et l'importance de finir les travaux pour l'hiver 2016. "On a redonné vie à Touches. Bien plus qu'une église paroissiale, c'est un bijou patrimonial, le phare de la Côte Chalonnaise. Rien n'aurait été possible sans aide, alors qu'il aurait été facile de laisser faire. On pourra se souvenir de cette renaissance et sans doute qu'Eudes de Montaigu voyant le travail réalisé aurait été émerveillé et envieux". 

 

Alain Dumont, curé de la paroisse a saluer "cette culture d'humanité" au travers du travail réalisé dans la réhabilitation de l'Eglise de Touches. "La gratitude consiste à recevoir cet effort comme un signe de fraternité et un appel à faire encore mieux pour retrouver un chemin d'espérance. L'émotion m'a pris à la gorge en rentrant ici".

Serge Perraudin, Président de l'Association Angelus, constituée pour venir épauler par le biais de donnations privées, a salué la mobilisation autour de l'Eglise. 

Le député Rémy Rebeyrotte a tiré "un grand coup de chapeau dont on ne peut être que très fiers" avant d'évoquer la question " des moyens" visant à financer les bâtiments patrimoniaux. "Trouvre les moyens sera l'un des enjeux majeurs". 

La conseillère régionale Francine Chopard a rappelé la priorité fixée par la région Bourgogne-Franche Comté dans son plan de soutien aux entreprises du bâtiment ainsi que "sa politique culturelle ambitieuse". 

Pour le Président du Grand Chalon, "on peut être élus de la République et quelque soit ses idées, être dans une laïcité apaisée mais notre responsabilité est de prendre soin de notre patrimoine". 

"Le résultat est sublime" a confié André Accary, Président du Conseil départemental de Saône et Loire, profitant de l'occasion pour rappeler qu'il avait réinscrit les églises dans le plan de financement du conseil départemental. "Je suis fier d'avoir pris cette décision quand je vois le résultat".

"Je ne sais pas si la beauté sauvera le monde mais il y a une émotion écrasante ici" a lancé Marie Mercier, sénateur de Saône et Loire, soulignant que le versement de la réserve parlementaire à l'Eglise de Touches, avait une valeur toute symbolique, "étant la dernière". 

Le Sous-Préfet de Chalon sur Saône a rappelé la mobilisation de l'Etat dans cet effort, faisant de l'Etat de très loin le principal contributeur financier. "Tous les siècles, ce sont deux campagnes de restauration qui sont menées pour cette oeuvre jamais achevée".

Laurent Guillaumé

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