Opinion de droite

"Université de Bourgogne : le gouvernement doit passer aux actes !" pour Maxime Thiébaut

J'ai fait mes études de droit à l'université de Bourgogne de 2009 à 2013. C'est une belle université, avec des professeurs et des enseignements de qualité, ainsi que des infrastructures accueillantes. Je suis fier de mon université. 
 
L'université de Bourgogne a connu en 4 à 5 ans une augmentation approximative de 1500 étudiants. Cela est comparable à la création d'un UFR supplémentaire. Dans le même temps, elle a connu un étranglement du gouvernement qui s'est progressivement désengagé, ce qui a conduit à une diminution importante de ses recettes. C'est sans parler du vieillissement logique de ses fonctionnaires et de l'augmentation normale du point d'indice qui sont venus alourdir ses dépenses en fonctionnement.
 
La situation de notre université est similaire à celle de nos collectivités territoriales. L'Etat les abandonnent alors que leurs dépenses augmentent. Elles sont donc dans l'obligation de faire des choix. 
 
Les étudiants ont donc raison de manifester. La qualité et la pluralité des enseignements sont en péril ! Cependant, je me méfie de l'instrumentalisation politique de certains professeurs par principe "anti-Bonin". Ceux qui le connaissent savent que le Président de l'université de Bourgogne est de bonne foi et essaie de faire au mieux.
 
Il ne faut en effet pas se tromper d'interlocuteur. Les universités françaises restent des établissements publics de l'Etat. C'est donc au gouvernement qu'il faut s'adresser ! Souhaitons nous demain une université à l'américaine avec des frais d'inscription mirobolants ? Il est quand même triste de constater que c'est un gouvernement, soi-disant socialiste, qui est en train de casser l'ascenseur social français !
 
Thierry Mandon avait promis de financer nos universités. Qu'en est-il des actes après les belles paroles ? L'éducation est pourtant une "priorité nationale" de Français Hollande !
 
J'invite donc les étudiants, leurs parents et les professeurs à interpeler, par des "sittings", les parlementaires socialistes, la présidente PS de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, et le maire PS de Dijon, François Rebsamen, pour qu'ils agissent. Il faut les sortir de leurs tanières dorées ! Ils sont de la même couleur politique que le gouvernement. S'ils aiment notre université, alors ils se bougeront !
 
Maxime Thiébaut
Debout la France Bourgogne-Franche-Comté

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