Opinion de droite

François Sauvadet ironise sur la postion de François Rebsamen sur Hamon et Macron

Communiqué :
François Rebsamen a publié dans le JDD de ce jour une curieuse tribune intitulée "Pour une coalition de Gouvernement" qui m'interroge.
Avec sa casquette de président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNSER), François Rebsamen paraît avoir acquis que "son" candidat, Benoît Hamon, investi par son parti, le PS, a d'ores et déjà perdu.

 

On a connu soutien plus franc.
Nombreux sont ceux, à gauche comme à droite, qui ont décidé de soutenir leur candidat jusqu'au bout. C'est une question de loyauté. Une question qui n'est donc visiblement pas partagée par tous, certains ayant le soutien à géométrie variable, orienté dans la direction du vent.
J'attends d'ailleurs avec gourmandise la réaction de Colette Popard, si prompte à réclamer la démission de François Patriat du Sénat, à l'égard du maire de Dijon.
Car François Rebsamen suggère, certes sans jamais le dire ouvertement, qu'il votera bien Emmanuel Macron au premier tour. Une sorte de vote "utile" pour éviter un deuxième tour Fillon-Le Pen. Agiter la menace de la droite ou de l'extrême-droite est une stratégie commune à gauche pour justifier un changement de cap ou, en l'occurrence, de vote.
Mais François Rebsamen sait pertinemment, comme je l'ai toujours dit (Voir dans mon blog : http://www.francois-sauvadet.net/macron-ou-le-pen... que seul François Fillon est en position d'avoir une majorité forte et solide à l'Assemblée nationale.
Emmanuel Macron, s'il est élu à la Présidence de la République en mai, a ainsi peu de chance d'obtenir 289 députés En Marche au Palais-Bourbon en juin. Je l'ai dit et François Rebsamen le dit également dans le JDD.
Aussi, le maire de Dijon appelle tous les "progressistes", c'est-à-dire, selon lui, ceux qui votent Macron ou Hamon, à se mettre d'accord sur une "plateforme de gouvernement qui engage les candidats désireux de soutenir le futur président pour la durée du quinquennat".
On peut faire tous les schémas que l'on veut, mais prétendre que Hamon est "progressiste", c'est difficile à faire avaler. Et notamment par les socialistes qui l'ont abandonné en rase campagne.
Pour ce faire, il plaide pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat "progressiste" dans chacune des 577 circonscriptions. Donc, soit un PS-PRG-EELV, soit un candidat estampillé "En Marche". De façon à pouvoir peser davantage face à la droite et au centre, ainsi que face à l'extrême-droite lors des législatives de juin.
François Rebsamen est lucide et explique qu'un Emmanuel Macron président avec une majorité de droite et du centre à l'Assemblée rendrait l'exercice du pouvoir difficile pour le locataire de l'Elysée.
Mais maintenant que le maire de Dijon a clairement posé les fondements d'une nouvelle "gauche plurielle", j'attends avec impatience la réponse de Macron à cette main tendue.
Si, d'aventure, Emmanuel Macron acceptait le deal de François Rebsamen, il deviendrait difficile au fondateur du mouvement "En Marche" de continuer à nier ce que l'ensemble de ses détracteurs lui rabâchent depuis le début de la campagne, à savoir que Macron est incontestablement l'héritier de Hollande…

François Sauvadet,
 ancien ministre, vice-président de l'UDI, 
Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or

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