Opinion de gauche

Chalon Autrement ironise sur Gilles Platret et Tariq Ramadan

L'opposition municipale profite de l'occasion pour dénoncer "la main basse sur la culture à Chalon sur Saône".

Main basse sur la culture à Chalon sur Saône!

Réaction de Chalon Autrement

 

Le 17 mars, le maire de Chalon a annoncé l’annulation du débat avec Tariq RAMADAN programmé le 10 avril prochain, via un média national (le figaro Vox) au lieu de privilégier l'information locale. Dans cette tribune, il écrit que ce débat contradictoire était « la condition sine qua non » posée à Tariq Ramadan pour venir faire une conférence à Chalon.
Que nous dit cet épisode de la vie culturelle chalonnaise actuelle ?
Que Gilles PLATRET se mêle de la programmation d’un outil de la collectivité, à savoir pour le cas qui nous occupe, l’établissement public Office du tourisme et des congrès surnommé « A Chalon » dont il est le président rappelons-le.
En effet, il écrit dans la tribune « …une proposition est parvenue à l'office des congrès de Chalon-sur-Saône d'accueillir pour une conférence l'islamologue Tariq Ramadan… [ ]. Ma réaction première à la proposition de Ramadan -je devrais même dire mon réflexe immédiat- fut de m'élever contre cette idée ». On peut lire plus loin, « décidé à ne pas gêner le candidat que je soutiens parce qu'il est le seul à porter un programme de redressement pour notre pays et qu'il a eu, contrairement à beaucoup d'autres, le courage de désigner l'adversaire islamiste, j'ai décidé d'annuler le face-à-face du 10 avril ».
Faire et défaire la programmation de l’EPIC Office du tourisme et des congrès, voilà que l’aveu est écrit noir sur blanc.
Une conférence ici, demain un artiste ou une exposition, peuvent donc désormais se voir programmés, annulés voire interdits parce qu’ils ne seraient pas « dans la ligne du maire » ou au contraire serviraient ses desseins politiciens ? Définitivement nous ne partageons rien de la conception du rôle d’un maire qui, pour nous, se doit de donner les moyens à l’expression de tous les arts et d’en laisser la programmation aux directeurs des structures dont c’est le métier. L’ingérence politique dans la programmation culturelle nuira gravement à terme à la liberté de création ou simplement de penser.

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