Opinion

La CGT Bourgogne-Franche Comté de la santé et de l'action sociale boude l'ARS et la réunion du 23 novembre

La CGT Bourgogne Franche-Comté de la Santé et de l’Action Sociale, réunie le 23 septembre 2016 à Besançon, a décidé de ne pas participer à la réunion dite de « dialogue social » avec l’Agence Régionale de Santé, prévue le 23 septembre 2016 à l’ARS (Ce type de réunion réuni tous les trimestres les organisations syndicales et l’ARS).

Parler de dialogue social est très exagéré : que nous soyons écoutés, à la limite, entendus est une autre chose…
La CGT reste opposée à la loi Santé donc à la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). Cette loi est dans la continuité de la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST), l’Hôpital public restant considéré comme une entreprise. Présentée comme une loi de modernisation de notre système de santé, il s’agit en réalité d’une loi de régression sociale, qui va encore générer plus d’inégalités d’accès aux soins (éloignement des lieux de soins, médecine à plusieurs vitesses …).

L’Hôpital n’est plus adapté au patient. Il doit faire de l’activité pour être rentable. Les hôpitaux de proximité ne jouent plus leur rôle de service public, en étant délestés de la plupart des spécialités. Le patient doit revenir au coeur de notre système de soins, sortant du « tout comptable ».

La CGT dénonce un évident « plan social » qui va encore mettre toujours plus de pression sur les personnels, détériorant leurs conditions de travail et pouvant mettre en danger la vie des patients.

La CGT se préoccupe des suicides de l’ensemble de personnels : infirmières, directeurs, médecins, aides-soignants, agents de service, précaires…

A l’ordre du jour de cette réunion ARS devait être évoqué la qualité de vie au travail. La CGT estime contradictoire de vouloir évoquer ce sujet alors que dans le même temps les GHT (mis en
place le 1er juillet) sont des outils pour mettre en oeuvre au niveau national, la suppression de 22000 emplois et de 16 000 lits dans les hôpitaux !

Les conditions de travail et la pression économique ne permettent plus un équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

De plus en plus d’agents sont poussés à la retraite anticipée, ne pouvant plus exercer leur travail.

Cela devient de plus en plus compliqué de répondre aux besoins des patients, le terme «client » ne faisant pas partie du vocabulaire de la CGT. Le patient est un être humain, qui doit être pris en charge globalement, ce n’est pas une part de marché, que l’on « saucissonne » selon les pathologies.

C’est pourquoi la CGT revendique un grand service public de santé et d’action sociale efficiente et de proximité, l’amélioration des carrières et une meilleure reconnaissance des qualifications.

Pour toutes ces raisons, la CGT a décidé de ne pas participer à la réunion du 23 septembre 2016.Elle mettra tout en oeuvre pour défendre les intérêts des agents et de la population, le parlement devant bientôt voter le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS).

Hervé MAILLOT
Coordinateur CGT Santé Action Sociale

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