Politique de droite

"Monsieur le Président de la Cour... " lance Marie-Claude Jarrot

Conseil communautaire 15 mars 2017

Retrait de délégation

Intervention de Marie-Claude Jarrot

 

 

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

 

Quelques mots au moment d’aborder cette délibération et les deux suivantes d’ailleurs pour lesquelles nous aurions pu, véritablement, demander un vote groupé puisque nous voici dans la situation de trois accusés qui vont écouter l’énoncé du verdict prononcé par vous Monsieur le président, j’aurais presque pu dire Monsieur le président de la Cour tant vous aurez à coeur j’en suis certaine de tenir ce rôle de procureur zélé qui vous va si bien.

Procureur zélé au milieu d’un tribunal des élégances politiques où chacun connaît son réquisitoire préparé et dispensé à l’avance comme pour mieux organiser cette mascarade politicienne, avec force convocation des conseillers communautaires pour leur rappeler s’il en était besoin qu’ils n’ont qu’à bien se tenir.

Le scénario est connu et vous l’avez déjà largement utilisé pour redire à ceux qui n’auraient pas encore compris, que vous êtes le chef, le patron et le détenteur de l’autorité.

Gare à ceux qui n’y feraient pas allégeance, la sanction n’est pas loin.

Nous prenons donc acte de celle que vous allez nous annoncer avec un plaisir non dissimulé, ce retrait de délégation n’ayant finalement aucune espèce d’importance sauf à nous rappeler votre propension, assez inique, à vouloir faire du débat politique un débat politicien placé sous le signe de la terreur.

C’est finalement faire bien peu de cas des élus qui siègent dans cette assemblée représentant des populations.

La seule chose qui puisse nous inquiéter c’est cet énième signe négatif que vous adressez aux Montcelliennes et aux Montcelliens qui méritent mieux.

Et, à travers eux, aux habitants de nos communes. C’est eux qui seront pénalisés. C’est eux que vous pénalisez.

Alors, Mesdames et Messieurs les élus, chers Collègues, juste un mot aussi à votre endroit pour vous dire naturellement de vous sentir très libres pour ce vote qui n’a aucune conséquence dans les faits puisque nous n’étions en rien associés à quelque décision que ce fut.

Aucune conséquence sauf à discréditer davantage encore cette gouvernance communautaire qui préfère la rigidité au dialogue.

Il est vrai qu’imposer est plus facile que discuter. Que contraindre est tellement moins ambitieux qu’associer.

Quelle occasion ratée en tous cas de faire de cet espace communautaire un lieu de concertation et d’échange. Faire ensemble ce que l’on ne peut plus faire seul. C’est cela l’intérêt d’une communauté urbaine. C’était cela le rendez-vous auquel vous nous aviez conviés. Encore une fois pour servir l’intérêt communautaire d’abord, et travailler en direction des Montcelliennes et des Montcelliens, ensuite.

Une communauté de réflexion et de projets. Une communauté d’intérêt et de propositions.

Nous avons obtenu une communauté de sanctions, de décisions politiques et d’absence totale de confiance.

Vous savez, Monsieur le Président, “se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite.”

Vous aurez réussi à travailler ensemble en effet. Entre vous. Si c’est cela votre ambition, alors nous ne la partageons pas.

“Gare aux simples points de vue. Souvent, un point de vue équivaut à ne point avoir de vue ou à ne voir qu'un seul et unique point.”

Ce sera en tous cas pour nous ce point de non retour qui encore une fois ne changera pas grand chose dans notre situation montcellienne.

“Un peu d'esprit et beaucoup d'autorité, c'est ce qui a presque toujours gouverné le monde.” nous rappelle Balzac. Vous n’avez que très peu d’esprit Monsieur le Président.

Et comme par mimétisme, nous ne prendrons donc pas part à cette parodie de vote.

 

Je vous remercie.

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