Politique de droite

LEGISLATIVES (5e circonscription de Saône et Loire) - Gilles Platret sur l’offensive pour sa dernière réunion d’avant 1er tour

C’est un Gilles Platret, très offensif, au ton gaullien, faisant régulièrement référence à l’histoire de France, qui a tenu jeudi soir sa dernière réunion publique avant le 1er tour des législatives 2017.

La dernière ligne droite d’une campagne commencée le 11 mai dernier au Clos Bourguignon et que le maire de Chalon a qualifiée d’«exemplaire». N’oubliant pas de remercier les militants du Chalonnais et du Bassin Minier « qui ont fait un travail extraordinaire ».
S’adressant aux trois cents personnes rassemblées dans le grand salon du Colisée, le candidat des Républicains a confié « Je refuse avec vous que le débat soit confisqué entre le parti du président et celui de Mme Le Pen ». Et d’ajouter « Nous avons l’obligation morale de trouver un chemin, aussi petit soit-il, entre une gauche qui a changé et qui s’est muée en centre gauche et une extrême droite qui est une honte pour la France ».
Revenant sur une certaine affaire - sans la citer ! - « qui a remplacé la campagne, qui a volé les élections, qui nous a empêché de défendre nos convictions », Gilles Platret a convié son auditoire « à faire briller la belle flamme de la droite et du centre républicain » les 11 et 18 juin prochains. Pour que vivent des idées, qui, aux dire du champion des LR, ont été lessivées, parce qu’elles inquiétaient... Un champion qui n’a pas manqué de prédire à ce sujet « Le conte de fée que nous vivons depuis quelques semaines, c’est du vent... et le vent de l’histoire va balayer tout ça ».


« Nos nationaux avant les étrangers »


Le maire de Chalon a longuement évoqué deux thèmes qui lui sont chers : l’économie et la sécurité. L’économie d’abord, qui lui a donné l’occasion de condamner vertement l’assistanat, tel qu’il est actuellement pratiqué. « Certains, arrivés fraîchement en France, ont toutes les allocations voulues, alors que ceux qui vivent depuis 80 ans dans notre pays crèvent la dalle dans nos quartiers. Ce n’est pas normal. On doit s’occuper de nos nationaux avant les étrangers. C’est un principe de bon sens qui a juste été oublié ». Pour Gilles Platret la solidarité doit s’exercer à l’égard des plus faibles sans pour autant devenir de l’assistanat... Toujours sur la même thématique l’orateur a souligné « Nous payons les erreurs économiques de Hollande et de ceux qui l’ont conseillé. Durant cinq ans nous avons loupé la chance que le redressement économique entrevu en 2012 nous offrait ».
La sécurité ensuite qui lui a permis d’affirmer « Nous ne serions pas la 5e puissance mondiale que nous sommes sans la colonisation. Oui la colonisation a fait partie de notre histoire. N’ayons pas honte de notre passé... ». Faisant allusion à la guerre contre le terrorisme le maire de Chalon a estimé « La victoire, ce sera l’écrasement de l’Etat Islamique, mais ça ne suffit pas. C’est un phénomène qui se jouera sur notre territoire. Nous vivons un séparatisme forgé par les salafistes dans nos quartiers. Ce combat va se jouer sur toute une génération ».


Une inconnue, un sortant qui veut revenir, un parachuté...


Pour terminer, comme il est de bonne guerre en pareil cas, Gilles Platret s’en est pris à ses trois principaux adversaires. La représentante du Front National, « une inconnue qui n’a rien à dire sur rien ». Le sortant « qu’on a déjà sorti en 2014, n’est-ce pas mon cher Sébastien - NDLR : Martin- et qui veut revenir ». Et surtout « Notre cher Raphaël ». Qui a fait l’objet « d’un parachutage avec un grand parrain à Lyon et qui a comme suppléante Emmanuel Macron, comme vous avez pu le voir sur les affiches... » Et de poursuivre « Il est de la société civile et comme il n’a jamais fait de politique il est forcément le meilleur. S’il est élu, ce Parisien restera à l’Assemblée Nationale et ne reviendra jamais dans la circonscription pour défendre les intérêts de notre territoire »
« Je serai un député exigeant, comme je l’ai toujours été » a promis en guise de conclusion Gilles Platret, avant de demander à l’assistance d’entonner « La Marseillaise ».
Auparavant, Sébastien Martin, président du Grand Chalon avait joué la « vedette américaine » de ce meeting, auquel assistaient Marie Mercier, sénateur, ainsi que de nombreux maires et élus de la circonscription. Notamment en faisant observer « On ne doit pas avoir une assemblée monocolore. La diversité d’idées doit pouvoir s’exprimer. La confrontation d’idées permet d’éviter des erreurs. Entre les deux métropoles que sont Dijon et Lyon on a besoin de gens qui pensent « territoires de villes moyennes » ».
Remplaçante du maire de Chalon, la Montcellienne Christiane Therry avait ouvert le bal, en répondant aux questions de plusieurs membres du mouvement « Les jeunes avec Gilles Platret ». Dont une sur le message qu’elle souhaitait faire passer. « Gilles Platret est un homme audacieux, courageux, volontaire. Ses engagements, il les tiendra à l’Assemblée Nationale », avait-elle répondu.

Gabriel-Henri THEULOT

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