Politique de droite

WAUQUIEZ - CHALON - "Les rancoeurs, les haines recuites, les militants n'en ont rien à secouer !"

Gilles Platret devant une salle de quelques 200 personnes a accueilli Laurent Wauquiez, candidat à la Présidence du parti Les Républicains, dont l'élection interne se jouera en décembre prochain.

C'est bien entendu Gilles Platret, maire de Chalon sur Saône qui a accueilli Laurent Wauquiez, au lendemain de son officialisation de candidature à la présidence du parti Les Républicains, qui est en mal de recomposition après la défaite aux élections présidentielle et législatives. Devant quelques 200 sympathisants globalement acquis à la ligne portée par Wauquiez, en présence d'André Accary, Président du Conseil départemental de Saône et Loire, de Marie Mercier - Sénateur de Saône et Loire, de Sébastien Martin - Président du Grand Chalon, d'élus chalonnais (Hervé Dumaine, Joël Lefevre, Evelyne Lefebvre, Paul Thébaut, John Guigue, Dominique Rougeron), Gilles Platret a martelé la ligne politique qu'il entendait porter aux côtés de Laurent Wauquiez, reprenant les thèmes phares qu'il souhaitait voir sur le devant de la scène politique, à savoir ceux de l'identité et du communautarisme. 

Deux thèmes qui ne sont pas sans rappeler les positions qui avaient valu les faveurs un temps donné à Nicolas Sarkozy et qui avaient permis à la droite de s'installer au pouvoir. "Il nous appartient de reprendre le chemin du pouvoir qui nous n'aurions jamais du perdre" a lancé Gilles Platret. Côté structuration, le Président de la Fédération de Saône et Loire, accusé par un certain nombre " de ne pas avoir fait grand chose depuis son élection" entend "faire un état des lieux de chaque circonscription et dire ce qu'il ne va pas" avant de mettre en garde, "les rancoeurs et les haines recuites, les militants n'en ont rien à secouer. Quand on a des choses à dire, qu'on aille voir les gens en face, plutôt que de s'exprimer dans la presse. Il faut que la droite soit la droite et le centre soit le centre, que chacun s'assume sur ses valeurs". 

Emmanuel Macron accusé de "rapt démocratique" et de "vol"

Là encore Gilles Platret n'a pas fait dans la dentelle, vis à vis du Président de la République, reprenant un argumentaire maintes fois entendu, sur la notion" de rapt démocratique". "Il faut renouveler le logiciel politique français parce que quelqu'un essaye de le voler, sans faire croire qu'il est tout à lui tout seul. Il faut lui démontrer qu'il a tort, qu'il n'est pas la France après cette élection tronquée. Il n'est pas la France, il est juste une gauche libérale". 

Identité et communautarisme, cheval de bataille de Gilles Platret

Deux thèmes forts et deux thèmes martelés, "comme si c'était une honte que d'être Français". "Il faut défendre notre appartenance, celle de citoyens Français attachés à nos valeurs, les Français l'attendent. Je me fais l'interprète des vrais gens, ceux des quartiers, des marchés, de ceux qui se battent au quotidien, on a besoin de leur adresser un message". Sur la conception du communautarisme, "j'en fais l'expérience à Chalon sur Saône. Je fais face au terrorisme intellectuelle, au bûcher médiatique" a rajouté Gilles Platret. "Il n'y a aucun sentiment anti-islman mais c'est celui de la République à défendre".

Laurent Guillaumé

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