Politique de gauche

En Saône et Loire, le PS se prépare aussi à la primaire présidentielle

Stéphane Guiguet, Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste de Saône et Loire a présenté le dispositif de la primaire qui animera également une partie de la gauche française.

Profitant de sa rentrée politique, le premier fédéral de Saône et Loire a tenu à saluer la nomination de Christophe Sirugue en qualité de Secrétaire d'Etat à l'industrie, tout en mentionnant "la tâche compliquée qui l'attend" avant de s'attaquer au dossier d'Alstom et de se dire "affligé" devant ce qui a été annoncé à Belfort. "Il faut faire preuve d'autorité dans ce dossier, et ce d'autant plus que l'Etat est actionnaire. Il y a des prises de décisions assez curieuses avec au centre, le dossier du TGV du futur. Je veux rester optimiste mais il va falloir être combatif". 

Les primaires... 

Les candidats aux primaires du parti ont jusqu'au 15 décembre afin de déposer leurs candidatures, pour un scrutin qui sera organisé les 22 et 29 janvier 2017. Stéphane Guiguet s'est dit toutefois quelque peu inquiet sur encore quelques zones d'ombre en terme d'organisation, sur le dossier des parrainages ou encore sur l'absence de précision en ce qui concerne la Haute Autorité. Sur la question de la neutralité, Stéphane Guiguet s'est dit exemplaire même si ses affinités idéologiques envers Arnaud Montebourg ne sont un secret pour personne. Une neutralité qu'il aimerait voir en plus haut lieu, pointant les déclarations de Cambadélis, 1er Secrétaire du PS. 

En attendant, c'est l'heure de la mobilisation générale au Parti Socialiste, même si Stéphane Guiguet  a clairement réaffirmé ses doutes à l'origine sur l'organisation d'une primaire. En 2011, plus de 4 millions de Français s'étaient déplacés pour voter, faisant de la primaire de la gauche, une vraie réussite démocratique, avec pas moins de 198 bureaux de vote en Saône et Loire. Les enseignements ont été tirés et la voilure devrait être réduite en terme de bureaux de vote, a précisé le premier fédéral, tout en réaffirmant que "les équilibres internes du parti, c'est le dernier souci". Un message clair adressé à ceux qui voudraient politiser maladroitement la primaire tout en soulevant l'interrogation sur le fait "de savoir si tous les départements joueront le jeu".

Retenez donc les 22 et 29 janvier avec la participation financière de 1 euro (2 euros chez Les Républicains).

Et du côté des législatives ?

Pour le moment, le sujet reste officiellement dans l'ombre mais il sera vite là. Les candidats aux législatives ont jusqu'au 18 novembre pour se faire connaître et déposer leurs candidatures à l'investiture. Une investiture qui interviendra le 17 décembre. Stéphane Guiguet l'annonce aussitôt, "au niveau national, il y aura plus de candidatures féminines que masculines", une première en quelque sorte, et ce quelque soit le parti politique. "Quant à la notion de frondeur, elle n'interviendra pas dans la désignation des investitures". Une petite précision utile, dans un département, où la position de certains parlementaires a évolué au fil des ans. Il faudra également attendre le Conseil National du 2 octobre, pour connaître les circonscriptions qui seront réservées à des candidatures féminines. 

Laurent Guillaumé

 

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