Politique de gauche

Valls, Fillon, Macron, Hamon, Patriat... La mise au point du Secrétaire d'Etat Christophe Sirugue !

Pour info-chalon.com, Christophe Sirugue, sort de son silence médiatique. "Halte au feu !" c'est le mot d'ordre porté par le Secrétaire d'Etat, qui malgré les polémiques ambiantes, poursuit sa mission ministérielle.

Christophe Sirugue revient pour info-chalon.com sur l'intense actualité politique du moment. 

Sur l'Affaire Fillon, "je suis très attaché à la présomption d'innocence, mais quand on s'est fait offrir des costumes  et qu'on les rend, c'est bien qu'on s'en est fait offrir ! Il ne faut pas s'étonner que ça puisse donner l'image d'une relation qui n'est pas forcément celle qu'on attend d'élus en responsabilité". 

"Les primaires sont mortes et je ne m'en plains pas !"

Christophe Sirugue se voit conforter dans l'analyse des primaires après les polémiques à droite comme à gauche d'ailleurs. "Elles ne légitiment pas un candidat, elles servent d'abord à éliminer. Le comble, c'est que les gens qui votent à la primaire ne feront pas des gens qui voteront à l'élection. Elles attisent les crispations, elles génèrent des fractures durables. On l'a vu en 2012. Elles sont inutiles. Elles ont vécu." 

"La tonalité de l'élection présidentielle a vidé cette élection de tout sens politique. On est dans un vote qui met en avant la crainte du résultat potentiel du second tour qui opposerait un candidat à la candidate du FN. Si c'est ça maintenant la porte d'entrée d'une élection aussi importante qu'une élection présidentielle, alors il ne faut plus avoir de débat de fonds. Que la thématique du vote utile, soit le coeur du positionnement de celles et ceux qui soutiennent Emmanuel Macron, sur la base de sondages qui valent que ce qu'ils valent, je trouve cela assez préoccupant". 

Sur la question d'une victoire d'Emmanuel Macron, "la question est posée de quelle majorité parlementaire avec quelle politique publique".

"Je crois au respect des règles collectives. Sans règles, il ne peut y avoir de fonctionnement. Je ne me suis pas positionné pour les primaires ni au 1er ni au second tour, pour une raison simple, c'est qu'aucun des candidats ne correspondait à ce que je suis. Manuel Valls était dans une tonalité trop anxiogène dans une société qui a besoin de retrouver de l'envie, de l'espoir et je suis en désaccord avec ce que proposait à l'époque Benoît Hamon. Mais je suis membre d'un parti. Soit je respecte les règles soit je m'en vais ! Le parti a joué le jeu de la primaire, je soutiens donc Benoît Hamon et l'intérêt des socialistes, c'est de faire le meilleur des scores. Le sujet politique maintenant, c'est la question des législatives. C'est là ou se posera le vrai enjeu". 

Qui va mener la campagne des législatives pour le compte des socialistes ? "On a intérêt à être les plus forts possibles au lendemain des législatives. Le premier secrétaire du Ps, le 1er Ministre sortant ou une personnalité telle que Le Drian" peuvent porter la campagne des législatives.

"Demain la majorité sera composite à l'assemblée nationale, le PS explosera peut-être mais pas là ! Je ne sortirai pas de l'étiquette du PS. J'essaye d'avoir une constance politique dans ce monde de fous. J'avais deux points de divergence avec Hamon, et je suis content qu'il se rapproche de ma position sur le revenu universel ou encore sur la transition numérique.  L'enjeu c'est la montée en gamme et pas le coût du travail ! Il y a des évolutions de métiers fondamentales. Hamon redonne du souffle idéologique et c'est plutôt bien !".

Pour Christophe Sirugue, "soit on sombre collectivement soit on se sauve tous !". 

Patriat ? "Il a énormément de qualité, c'est un ami mais il est attteint du syndrome du jeunisme. L'avenir ce n'est pas une question d'âge mais une question de projet, de structuration politique, de construction d'une offre. Faire élire un président sans dire quelle sera la majorité, c'est la grosse problématique et d'autant plus quand je regarde le spectre réuni derrière Emmanuel Macron, de Robert Hue à Alain Madelin, on a le droit de se poser la question du dénominateur commun de toutes ses personnes, si ce n'est de ne pas se retrouver dans un candidat. Ca ne constitue pas une majorité ! Le fait d'avoir des gens qui ont envie d'être candidats n'en fait pas des candidats éligibles au point de constituer une majorité".

L'amertume Valls

"Oui je ne comprends pas Manuel Valls. Je ne la comprends pas dans le calendrier du moment. Je ne comprends pas avant le 1er tour qu'on dise rejoindre Macron. Ya des règles communes. J'ai assez reproché aux frondeurs leurs actions pour aujourd'hui me livrer à quelque chose qui au fond ressemble à la même logique. Je soutiens le candidat de mon parti. C'est une vraie réflexion de fond. Ils ont accepté le principe de la primaire, à ce moment là, il ne fallait pas y aller ! C'est un faux outil démocratique qui décrédibilise la vie des partis, un des éléments majeurs de la vie démocratique de ce pays. Il y a un vrai problème de fond. Le débat n'est plus celui de la présidentielle !" dénonce Christophe Sirugue Sirugue.  

"Halte au feu ! Je n'en peux plus de cette situation. Je rentre d'Asie, en Malaisie, à Singapour... leur trouille c'est de voir Marine Le Pen. Si la France sombre, le reste de l'Europe sombrera, c'est leur sentiment. Pourquoi subitement interdire ce débat politique naturel dans une démocratie ? Je suis assez attéré !"

Laurent Guillaumé

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