Politique

La dernière ligne droite de la présidentielle part en "eau de boudin"...

C'est du jamais vu dans l'Histoire de la 5e République mais chaque jour qui passe réserve encore son lot de surprises et de polémiques.

On n'arrête pas de le dire mais chaque jour qui passe, c'est un nouveau lot de surprises et de polémiques qui surgit ! La sortie de Manuel Valls apportant son soutien à la candidature d'Emmanuel Macron aura sans doute été le coup de grâce de la semaine. Une surprise ? Pas vraiment à vrai dire quand on sait avec quelle vigueur, les frondeurs ont mené la vie dure à Manuel Valls pendant sa gestion gouvernementale, au point de le pousser au 49.3. Le choix du coeur plutôt que celui de la raison ? Vraisemblablement, c'est le choix de Manuel Valls qui a préféré tourner le dos à la ligne portée par Benoît Hamon, qui idéologiquement n'est évidemment pas sa tasse de thé, et ce d'autant plus avec l'historique gouvernemental derrière lui. Alors lorsque les socialistes derrière Benoît Hamon jouent les offusqués devant la position de Manuel Valls, c'est oublier un peu trop vite, le comportement de ces même offusqués, tout au long de la gestion Hollande. 

Une annonce qui a précipité du coup le jeu politique à 25 jours du premier tour de la présidentielle, au point que Pierre Laurent, Secrétaire National du Parti Communiste, rangé plutôt derrière Jean-Luc Mélenchon, a exhorté les candidats de la gauche à faire front commun. Une décision pas du goût du Parti Radical de gauche qui voit d'un très mauvais oeil l'éventualité d'un rapprochement entre Hamon et Mélenchon. Qu'ils se rassurent à vrai dire, de toute évidence, ni l'un ni l'autre, ne sont en capacité d'égo personnel de faire liste commune ! 

C'est dire l'ambiance qui règne désormais à gauche, à moins d'un mois du 1er tour. Philippe Baumel, député de la 3e circonscription de Saône et Loire, a sonné la charge contre Manuel Valls au même titre qu'Arnaud Montebourg, "chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l'honneur d'un homme comme Manuel Valls : rien". Pour autant, le soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron pourrait bien être le soutien de trop... et faire le jeu des critiques envers le chef de file du mouvement "En Marche".

Une polémique qui nous ferait presque oublier l'Affaire Fillon alors même que Pénélope, l'épouse du candidat, a été mise en examen ce lundi pour "complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux et recet d'escroquerie aggravée". 

Côté extrême droite, Marine Le Pen est embourbée dans les emplois fictifs avec des mises en examen qui se multiplient.

C'est dire que nous ne sommes pas encore à l'abri de derniers coups de Trafalgar dans cette dernière ligne droite, au point que les uns et les autres vont vouloir limiter leurs présences aux heures de grande écoutes. Et ce n'est pas une surprise là encore de voir les candidats à la présidentielle, boudés le grand débat télévisé organisé normalement le 20 avril prochain sur France Télévision (à 3 jours du 1er tour) . Les uns et les autres sachant pertinement le risque encouru d'un faux pas télévisé. Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon ont d'ailleurs fait savoir qu'ils n'étaient plus très chauds pour participer au débat, le seul et unique organisé en présence de tous les candidats  à la présidentielle. Là encore, cette décision serait unique ! 

Allez on se rassure comme on peut... Peut-être qu'il se passera une journée au cours de laquelle on parlera des ambitions que les uns et les autres ont pour la France et les Français. 

Laurent Guillaumé

 

 

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche