Rugby

Verdun-sur-le-Doubs : Un Verdun Rugby Athlétic Club en pleine forme et résolument tourné vers la jeunesse

Fondé en 1979, le Verdun Rugby Athlétic Club (VRAC) est en pleine forme. Grâce à la municipalité de Verdun-sur-le-Doubs, qui a beaucoup fait pour qu’il bénéficie d’un nouveau stade situé en zone non inondable*, de vestiaires dignes de ce nom et d’une salle de musculation. Mais aussi parce que le travail de tous ceux qui l’ont dirigé depuis cette date a payé.

Actuellement présidé par Baptiste Crapoix, le VRAC s’est réuni en assemblée générale il y a peu, l’occasion pour ses dirigeants et ses adhérents de faire un bilan des dix dernières années.

Qu’en ressort-il ? Que le VRAC est effectivement en pleine croissance. En effet, en 2007, il comptait 30 joueurs seniors et une quinzaine de joueurs moins de 18 ans. Aujourd’hui, il peut se targuer d’avoir plus que doublé son nombre de seniors (65). Quant aux plus jeunes, il a plus que quintuplé puisqu’ils sont désormais une centaine.

Le tout à budget constant ? Pas vraiment puisque celui-ci est passé de 45 000 euros en 2007 à 130 000 euros en 2017, ce qui lui permet, à 300 euros près, de présenter des comptes équilibrés.

A quoi sert-il, cet argent ? A donner des « primes de matchs » ou à régler des « défraiements kilométriques », comme on le fait dans certains clubs ? « Certainement pas ! », vous rétorquera du tac-au-tac Baptiste Crapoix. Car  pour lui, c’est contraire « au travail amorcé par les anciens », qu’il entend « continuer », et, surtout, une « mauvaise politique ». Non, l’argent glané auprès de sponsors fidèles, ou récolté à l’occasion des sept manifestations annuelles qu’organise le club, « sert au fonctionnement du club ».

C’est-à-dire ? Par exemple, à régler des frais d’arbitrage (6 000 euros), à embaucher un jeune diplômé, à acquérir 3 mini-bus pour assurer le ramassage des jeunes joueurs sur plusieurs communes, à financer ces moments de convivialité renforçant les liens sociaux que sont les repas entre joueurs. Car le ballon ovale a pour le VRAC une fonction sociale : faire se rapprocher et rencontrer les habitants d’une même zone rurale, dans une certaine « ambiance amicale », « qui fait la force de ce club » selon Baptiste Crapoix. Car, autour des joueurs, des éducateurs (tous diplômés), des dirigeants, gravitent aussi des bénévoles, des familles, des « supporters ». Et pas que pour les fameuses « 3ème mi-temps ».

Une fonction sociale, mais pas que. Pour Baptiste Crapoix, comme pour les adhérents du VRAC, on joue au rugby pour gagner. « Si les joueurs reviennent d’un match en ayant perdu, ce n’est pas bon pour le moral », estime Baptiste Crapoix. Or, le rugby, ça sert à ce que les gens se sentent bien. Car s’ils se sentent bien, c’est bon pour tout le monde. Aussi, pour gagner, le VRAC n’a-t-il pas attendu la rentrée pour s’entraîner afin de gagner un championnat qui débute le 17 septembre prochain. En effet, dès le 3 juillet, ils étaient une quarantaine à s’entraîner. Un choix qui peut sembler drastique, les autres clubs de la région n’imitant pas tous les VRAC, mais un choix en cohérence avec le gros objectif acté durant l’assemblée général : « un meilleur recrutement des jeunes, pour les former et les amener à un bon niveau ».

Samuel Bon

*Lire l’article d’info-chalon.com :

http://www.info-chalon.com/articles/rugby/2017/04/03/29223/verdun-sur-le-doubs-inauguration-du-stade-raymond-meunier-en-presence-de-serge-blanco/

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