Saône et Loire

L'UDI de Saône et Loire face au cas Fillon-Juppé

Le bureau départemental de l'UDI s'est réuni en précipitation ce samedi après-midi à Saint Désert. L'occasion pour les centristes de se poser sur l'Affaire Fillon.

Alors que les militants et bureaux départementaux de l'UDI devaient s'exprimer avant une prise de décision nationale, c'est finalement Jean-Christophe Lagarde, patron national de l'UDI qui a dégaîné avant même que les adhérents ne s'expriment. "Une décision regrettable" a confié à info-chalo.com, Daniel Christel, Président de l'UDI de Saône et Loire, au nom du bureau départemental. Une expression politique du n°1 visiblement pas appréciée et encore mieux par celles et ceux qui ont tout simplement pris la décision de sécher la réunion du bureau départemental, considérant que s'exprimer au lendemain d'une prise de décision nationale n'avait aucun sens. 

"Pas question de laisser le Front National l'emporter"

Visiblement au sein de l'UDI, entre les Pro-Fillon et les Pro-Juppé, le coeur balance et la décision d'un quelconque soutien est loin d'être tranchée du moins en ce qui concerne la Saône et Loire. Seule certitude pour Daniel Christel, c'est que le bulletin de vote n'ira pas du côté d'Emmanuel Macron. Même si le secret de l'isoloir laissera à chacun de prendre sa décision en son âme et conscience. "Ca serait catastrophique si l'extrême droite devait gagner" ont précisé unanimement les membres de l'UDI.

"Aucune consigne n'a été dégagée majoritairement" à l'UDI qui est à face à un cruel dilemne sur le cas F. Fillon alors qu'un certain nombre plaide pour un soutien franc et massif à Alain Juppé.  Isabelle Dechaume, interrogée sur le dossier, a clairement évoqué que l'idée d'un parrainage à Alain Juppé est d'actualité, ainsi qu'un certain nombre de membres du bureau. 

"Si Fillon se retire, ce sera l'heure du Plan J". 

L'idée d'un soutien à Macron balayée, il ne reste plus que le "Plan Juppé" même quelques réticences internes se sont faites entendre, évoquant à demi-mot que pour le moment François Fillon n'est pas mis en examen et qu'Alain Juppé a été condamné lui en 2004. Une situation qui n'aura visiblement pas échappé aux Pro-Fillon. 

Interrogé sur le dossier Bayrou, Jean Girardon a tiré la sonnette d'alarme, rebondissant sur l'état de discrédit qui pèse sur la classe politique. Une situation inédite depuis longtemps. "On ne peut plus faire de la politique comme avant. C'est un vrai électrochoc ce qui est en train de se passer, et il nous appartient de revenir à de vraies valeurs démocratiques". 

L'UDI de Saône et Loire entend encore se placer en retrait des polémiques du moment et ce n'est que lorsque le Conseil Constitutionnel se sera exprimé sur celles et ceux autorisés à prendre part à la présidentielle, que le sujet risque de prendre une toute autre tournure. D'ores et déjà, bureau départemental et militants (près de 150 en Saône et Loire) sont appelés à se réunir d'ici 15 jours afin de déterminer ensemble une prise de position sur le candidat à soutenir, faute de candidat UDI. 

 

Laurent Guillaumé

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