Saône et Loire

CONTRATS AIDES - Le coup de gueule de la Banque Alimentaire de Saône et Loire

La bonne nouvelle pour la structure est tombée ce lundi matin. Les deux salariées ont eu leurs contrats de travail renouvelés.

ACTUALISE - Ce lundi matin 9 octobre, la bonne nouvelle est tombée. La Préfète de région a tenu à informer Marynita Raux que les contats de Delphine et Valérie allaient être renouvelés. Une très bonne nouvelle pour l'infrastructure mais également et surtout pour les salariées.

 

La polémique sur les contrats aidés est en train de prendre une proportion sans précédents et ce d'autant plus que le gouvernement n'a pris aucun gants ni même mis en place une procédure de concertation et de dialogue avec les principaux intéressés. La politique de la terre brûlée portait le gouvernement d'Edouard Philippe n'est pas sans conséquences sociales très lourdes. Comme info-chalon.com vous l'évoquez lundi soir, à l'IUT de Chalon sur Saône, la suppression du jour au lendemain de quatre emplois aidés pourrait entraîner même la fermeture du bâtiment GIM, pour des raisons d'insalubrité. C'est dire que le gouvernement n'a pas mesuré l'impact d'une telle décision prise à la va-vite au coeur de l'été. 

Du côté de la banque alimentaire, Delphine et Valérie dont les contrats aidés devaient être renouvelés en octobre, ont désormais une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes. Agées respectivement de 48 et 53 ans, les deux femmes s'étaient investies sans aucune contrepartie attendue au sein de la banque alimentaire de Saône et Loire pendant plus d'un an et demi alors qu'elles étaient demandeuses d'emplois. Finalement en octobre 2016, devant leurs engagements, Marynita Raux, directrice de l'antenne départementale leur avait proposé un contrat, profitant des dispositifs d'aide sur les cotisations patronales, à raison d'une vingtaine d'heures par semaine. Un premier pas vers la reconquête sociale en quelque sorte et surtout l'occasion de venir en aide aux plus démunis. 

La nouvelle du non-renouvellement des deux contrats aidés a sonné comme un couperet inexplicable face à la bétise politicienne et ce d'autant plus que la structure gère par an près de 600 tonnes de nourriture, redisribuées auprès de 43 partenaires dans tout le département, avec le soutien d'une cinquantaine de bénévoles. Quid demain de l'organisation interne qui repose déjà sur la bonne volonté de chacun ? Quid du devenir personnel de Delphine et Valérie avec les problématiques de logement qui vont avec ? 

Pire.. la décision unilatérale et sans concertation du gouvernement avec une résonance nationale !

La moitié des salariés des banques alimentaires est concernée alors que c'est le premier réseau d'aide alimentaire en France depuis maintenant 30 ans.Deux millions de personnes ont bénéficé l'année dernière des 212 millions de repas distribués. Un exploit qui doit revenir aux 6070 bénévoles et aux 497 salariés dont 256 sont en contrats aidés. Voilà la dure réalité sociale que le gouvernement ne semble pas entendre, s'appuyant sur des prises de décisions budgétaires sans prendre en compte le danger social qui se profile. 

Demain ? Ce sont des banques alimentaires qui n'auront plus d'assistante administratif, de responsable d'entrepôts alors même que ces structures portaient la responsabilité de l'Etat à savoir celle de l'insertion professionnelle. Un non-sens total au final et ce d'autant plus que les rémunérations n'ont rien d'indécentes. 

L'ensemble des parlementaires du département ont été sollicités ou sur le point de l'être, et une réponse rapide est attendue des uns et des autres face à l'urgence du dossier. 

Laurent Guillaumé

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