Saône et Loire

Evelyne Couillerot dénonce les contraintes budgétaires sur les établissements sociaux et médico-sociaux de Saône et Loire

"Vous choisissez le maintien d'une austérité envers les établissements sans tenir compte de l'inflation. Vous ne faites pas le choix de la bienveillance !" a lancé la chef de file de l'opposition départementale.

Françoise Verjux-Pelletier, s'est transformée en porte voix du personnel Roger Lagrange, "le personnel s'est présenté au complet au dernier CA d'octobre, une première. lls ont exercé leur  droit d'alerte. "Nous sommes toujours à courir, plus de temps à échanger, comment parler de bientraitance quand on passe quelques minutes avec les patients. Nos conditions de travail sont devenues intennables. On demande légitiment que l'effectif soit augmenté de deux postes minimum. L'écart est gigantesque entre les recommandations et la réalité de terrain".

Bernard Durand au sujet de Ephad de Montcenis -  "Le directeur dénonce la tarification différenciée, une tarifiaction à deux vitesses, la difficulté d'établir les budhets, un déficit de 15 000 euros difficile à combler, de faire payer les personnes non éligibles à l'aide sociale. Je ne sais pas si vous avez eu copie de ce courrier". 

Claude Cannet - "la majorité départementale est très sensible à la bien traitance en établissement et on est conscient. On essaye d'y remédier tout en maîtrisant les coûts au regard du reste à charge des usagers. Dans le cadre des EHPAD, il y a différents financements et les demandes d'accompagnement supplémentaires relèvent de l'ARS (pas uniquement a aussitôt rétorqué Evelyne Couillerot !). Sur l'application d'un tarif différencié, on n'a pas eu connaissance de dérives particulières. Je n'ai pas été saisi de difficultés. Sur les conditions de travail, le département accompagne à de meilleures conditions de travail et de meilleures conditions d'accueil. Le département a une politique dynamique.  On continue de créer des places et d'adapter l'offre à la demande. On doit agir en responsabilité sur les budgets. Un effort est demandé aux établissements mais c'est afin que le reste à charge n'explose pas. On a procédé à des arbitrages sur lesquels vous n'êtes pas d'accord". 

Evelyne Couillerot - "La notion d'usagers nous est très chère. on est très attentif au reste à charge, c'est pour celà qu'on est contre une double tarification. Vous ménagez le budget départemental mais vous ouvrez la possibilité pour tous les usagers paysants d'avoir des tarifs plus élevés et d'être finalement les payants de ce désengagement". 

André Accary - "On est tous sensibilisés par la question, on assiste tous aux CA depuis des années et on suit l'évolution de ce secteur. Les mesures qu'on vient de prendre vont dans le bon sens financièrement.Une partie des sommes proposées par le département sert à compenser le déficit colossal face à des engagements qui ne sont pas au rendez-vous. Il y a une négociation engagée pour que chacun prenne ses responsabilités. Si cet équilibre était respecté, on n'aurait pas les problèmes de financement. Vous avez oublié les mesures prises il y a quelques années, vous aviez baissé les taux directeurs, nous on l'a remonté de 1 %. Il faut un effort nécessaire de l'Etat et chacun assume ses compétences. Il faut que chacun soit à ce rendez-vous si on veut que les choses s'améliorent. Vous nous proposez un million de dépenses supplémentaires. Je les trouve ou ? je vous rappelle que le gouvernement précédent nous a retiré 25 millions d'euros et je vous rappelle qu'on a été très attentif aux dépenses. Bien sûr que je suis sensible aux témoignages mais il faut se tourner vers l'Etat pour qu'il assume ses factures. Nous on a rajouté 5 millions en investissement, ce sont des mesures favorables et dès qu'on peut le faire, on fera plus mais pour le moment ça ne serait pas raisonnable. C'est un juste équilibre à trouver entre les responsabilités de chacun".

Et les places nouvelles ? Vous les avez oubliées comme par hasard. Vous occultez les 5 millions supplémentaires en 2018 et l'augmentation de places nouvelles sur le départmeent. En terme de solidarité, on continuera à avoir cette priorité en tête. 

L'amendement déposé par le groupe Gauche 71 qui réclamé la mobilisation d'un million d'euros supplémentaire à différencer de l'investissement  a été rejeté par l'assemblée départementale. Un sujet fondamental pour le groupe Gauche 71 avec le risque de voir reporter sur 80 % des usagers (non bénéficiaires des aides sociales) la hausse des tarifs. 

Laurent Guillaumé

 

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