Société

« Bore-out » : le petit frère du « burn-out » commence à faire parler de lui

Contrairement au « burn-out », qui représente un épuisement physique et psychologique lié au travail, le « bore-out » signifie qu’on se rend malade à force de s’ennuyer au travail. Les détails d’Info-Chalon sur ce phénomène de société.

Passer ses journées de travail à tuer le temps. Voici le constat qui pourrait devenir à la longue tout aussi préoccupant que la surcharge excessive de travail. Cela concernerait environ 4 salariés sur 10 actuellement en France.  Un sentiment accru en raison d’activités répétitives et lassantes, ou encore d’un travail inintéressant, voire carrément absent. Ainsi, on se rendrait malade à passer ses journées à ne rien faire, à regarder les aiguilles de l’horloge défiler, à prendre plusieurs pauses à la machine à café, ou encore en cherchant à multiplier les discussions pour faire passer le temps. Lorsque ce phénomène devient quotidien, il n’est alors plus question de simple oisiveté.

 

La personne atteinte de « bore-out » se retrouve alors en manque de stimulation intellectuelle, ce qui génère une souffrance émotionnelle : perte de l’estime de soi, fatigue, démotivation, anxiété, voire culpabilité. Il n’est pas toujours aisé de se plaindre d’un travail soporifique, alors que beaucoup d’autres personnes sont au chômage. Le travail amenant le salaire et le salaire permettant de vivre, les personnes touchées par le « bore-out » se voient donc prises dans une sorte de cercle vicieux, pouvant les amener – pour certaines - à réduire leur temps de présence, à voler le travail des autres, à ralentir le rythme pour faire durer leurs occupations, à flâner sans but sur internet pour occuper leur journée, voire les pousser à des actes extrêmes comme démissionner.

 

Un problème de société en partie dû à l’amélioration technologique, à la réorganisation du travail ou encore à des baisses d’activité.

 

Mais contrairement au « burn-out » où un arrêt maladie peut être préconisé pour apprendre à relâcher la pression, difficile d’en faire autant pour le « bore-out », qui ne ferait qu’encourager le sentiment dépressif de la personne concernée. Comment alors rendre du travail au salarié qui n’en a pas ?

 

Pas de réelle solution à apporter pour le moment à grande échelle pour soigner le « bore-out », tant le sujet est encore tabou, mais une prise de conscience progressive de ce phénomène, comme ce fut le cas précédemment pour le « burn-out », permettra peut-être ensuite de soigner ce mal actuel.

 

M.M.

 

 

Sources :

  • Emission « Le 1945 » du 18 octobre 2015 sur M6
  • Article du 28 septembre 2015 sur Libération.fr

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